Actualisé 12.10.2016 à 13:55

France

«L'obsession de Valérie? Pas Julie mais Ségolène»

Deux journalistes du « Monde » sortiront ce jeudi un livre révélant plus de cinq ans de confidences du président français. Voici les cinq déclarations les plus fortes.

Ségolène Royal, Valérie Trierweiler et Julie Gayet: les trois femmes de la vie de François Hollande.

Ségolène Royal, Valérie Trierweiler et Julie Gayet: les trois femmes de la vie de François Hollande.

photo: afp

François Hollande multiplie les confidences dans «Un président ne devrait pas dire ça...» (éd. Stock), un livre des journalistes Fabrice Lhomme et Gérard Davet publié jeudi et dont L'Express et Le Parisien publient les bonnes feuilles.

Sarkozy

«C'est le petit De Gaulle. On a eu Napoléon le petit, eh bien là, ce serait De Gaulle le petit».

«Les cassettes» de l'ex-conseiller, Patrick Buisson, «sont très importantes, non pas qu'elles révèlent quoi que ce soit - il n'y a pas de secrets d'Etat - mais elles vont révéler ce qu'est ce type. Sa grossièreté, sa méchanceté, son cynisme».

«Ce qu'on ne voit pas chez lui, c'est qu'il ne fait pas le partage entre ce qui est possible et ce qui n'est pas possible, le légal et le non-légal, le décent et le non-décent. Pourquoi cette espèce d'appât de l'argent ? (...) Il s'entoure de gens d'argent. Pourquoi ? (...) L'argent est toujours l'argent ! C'est ça qui est étonnant».

«Moi, président de la République, je n'ai jamais été mis en examen (...) Je n'ai jamais espionné un juge, je n'ai jamais rien demandé à un juge, je n'ai jamais été financé par la Libye».

Fillon

L'ex-Premier ministre a bien demandé à l'Elysée d'accélérer les procédures en cours contre Sarkozy: «Il a dit à Jouyet (secrétaire général de l'Elysée): +Mais comment ça se fait que vous ne poussiez pas la justice à en faire davantage?+».

Immigration

«Je pense qu'il y a trop d'arrivées, d'immigration qui ne devrait pas être là».

«L'identité, c'est plutôt l'idée de Nicolas Sarkozy. Le sujet existe, mais il ne peut pas être un thème fédérateur pour la gauche». «La gauche ne peut pas gagner sur le thème de l'identité, mais elle peut perdre sur le thème de l'identité».

Islam

«Il y a un problème avec l'islam, parce que l'islam demande des lieux, des reconnaissances. Ce n'est pas l'islam qui pose un problème dans le sens où ça serait une religion qui serait dangereuse en elle-même, mais parce qu'elle veut s'affirmer comme une religion dans la République».

«La femme voilée d'aujourd'hui sera la Marianne de demain. Parce que d'une certaine façon, si on arrive à lui offrir les conditions de son épanouissement, elle se libérera de son voile et deviendra une Française, tout en étant religieuse si elle veut l'être, capable de porter un idéal».

Son avenir

«J'aimerais que l'on dise de moi, puisque c'est la vérité, que j'ai été courageux».

«Je n'ai pas peur de perdre. Je n'aurai pas de frustration et je n'en voudrai pas aux Français». «Je ne courrai pas le cacheton» en faisant des conférences.

Manuel Valls, par sa «loyauté absolue», serait son héritier.

Emmanuel Macron, avant sa démission du gouvernement? Un «garçon gentil», «authentiquement de gauche». «Emmanuel Macron, c'est moi».

Les Verts et les frondeurs

Les premiers sont «des cyniques et des emmerdeurs», les seconds, la preuve qu'une «agrégation de gens intelligents peut faire une foule idiote».

Les bleus

Il donnerait bien à certains joueurs des leçons de «musculation du cerveau». «Ils sont passés de gosses mal éduqués à vedettes richissimes, sans préparation».

Royal, Trierweiler, Gayet

Ségolène Royal? «Celle qui me connaît le mieux», «celle dont je suis le plus proche». Quand elle participe à son premier Conseil des ministres, le 4 avril 2014, «elle était heureuse, émue, on a échangé un regard, voilà, c'est une belle histoire».

Valérie Trierweiler? «L'obsession de Valérie, ce n'était pas Julie (Gayet) ou une autre, c'était Ségolène». «Elle n'était jamais rassurée. Parce qu'elle pensait toujours que Ségolène allait revenir». Leur rupture a été «le pire moment personnel du quinquennat».

Le livre «Merci pour ce moment»? «Ce livre n'était pas un acte malveillant, mais l'acte d'une femme malheureuse». Mais il n'a pas digéré l'expression «sans-dents», même s'il a bien employé ces mots: «Je lui ai dit: je vois les gens qui viennent vers moi dans les manifestations, ce sont des pauvres, ils sont sans dents». «C'est odieux, c'est une trahison. Quand je dis: j'aime les gens, c'est vrai».

Gayet? «Elle souffre de cette situation, elle est demandeuse de le faire (officialiser leur relation). Ca brûle». Mais lui refuse pour l'instant, «y compris pour le second quinquennat».

(20 minutes/afp)

«Sans-dents»: Trierweiler persiste et signe

A la suite de ces révélations, Valérie Trierweiler a publié mercredi sur Twitter un SMS attribué à François Hollande de 2005, dans lequel il utilise l'expression «sans-dents», terme qui avait fait scandale lors de la publication du livre de l'ancienne compagne du président de la République. «Je suis avec ma copine Bernadette dans une grande manifestation dans son canton. Je lui ai fait un numéro de charme. Mais tu ne dois pas t'inquiéter. Dans son discours, elle a fait un lapsus formidable. Rire général, même chez les sans-dents». F. Hollande, 31/05/2005. 12h39, peut-on lire sur le compte Twitter de Mme Trierweiler.

1- "Je suis avec ma copine Bernadette dans une grande manifestation dans son canton. Je lui ai fait un numéro de charme. Mais tu ne dois pas– Valerie Trierweiler (@valtrier) 12 octobre 2016

2- t'inquiéter. Dans son discours, elle a fait un lapsus formidable. Rire général, même chez les sans-dents" F. Hollande. 31/05/2005. 12h39– Valerie Trierweiler (@valtrier) 12 octobre 2016

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