Actualisé 06.08.2008 à 23:27

L'oeil des caméras appelé à la rescousse de la gare

Pour en finir avec le sentiment d'insécurité, la commune se lance dans la vidéosurveillance et pense à restreindre l'accès à la gare.

Les caméras balaieront bientôt la place de la Gare d'Aigle. Après l'agression de deux policiers en avril, la Municipalité a décidé de saisir le taureau par les cornes. Les autorités ont dévoilé hier la série de mesures qui seront rapidement mises en place pour combattre l'insécurité provoquée par une vingtaine de jeunes. Au premier rang, la vidéosurveillance de la place de la Gare. Les images captées ne seront visionnées qu'en cas d'enquête. Elles seront traitées par deux personnes désignées par la Municipalité et ne seront conservées que 96 heures. «Nous sommes conscients de l'aspect délicat de la question, mais c'est un outil moderne pour répondre à une nouvelle criminalité», souligne le syndic Frédéric Borloz. Après Yverdon, la cité chablaisienne sera aussi la seconde ville romande à doter sa gare de parrains et de marraines. La première campagne de recrutement menée en juillet a engendré plusieurs candidatures. En outre, les compétences de la police ferroviaire seront étendues à tout le territoire de la gare. Enfin, Aigle étudie la possibilité de restreindre l'accès à un périmètre défini autour de la gare pour les individus qui y ont commis des délits répétés. Les auteurs des événements d'avril dernier ainsi que des racketteurs pourraient être concernés par la mesure.

Carole Pantet

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