Actualisé 30.06.2020 à 12:20

Valais

«L’offre de soins psy ne répond plus aux besoins»

Le Canton veut réorganiser la prise en charge psychiatrique d'ici à 2030. La cheffe du département de la Santé Esther Waeber-Kalbermatten veut favoriser une offre de proximité.

Le plan présenté mardi par Esther Waeber-Kalbermatten prévoit de mieux répartir les lits à disposition sur l'ensemble du canton.

Le plan présenté mardi par Esther Waeber-Kalbermatten prévoit de mieux répartir les lits à disposition sur l'ensemble du canton.

KEYSTONE

«Aujourd'hui, l'offre en matière de soins psychiques ne répond plus aux besoins de la population. Car celle-ci ne désire plus rester longtemps en institution», explique la cheffe du département de la Santé, Esther Waeber-Kalbermatten lors d'un point-presse à Sion. Le Valais s'est donc doté d'une stratégie globale basée sur la prévention, le développement des prestations ambulatoires et la réduction des hospitalisations.

Actuellement, pour le Valais romand, les lits prévus pour les malades nécessitant une hospitalisation sont concentrés à Malévoz. En termes de compétence, l'organisation hospitalière est éclatée sur le canton et parfois peu logique au vu des réorganisations successives des établissements hospitaliers. A noter, par exemple, les prestations en pédopsychiatrie à l'hôpital de Sierre qui n'a pourtant plus d'activité de pédiatrie.

Meilleure répartition

Le plan présenté mardi prévoit de mieux répartir les lits à disposition sur l'ensemble du canton, soit d'en créer à Martigny, Sion et Sierre. Cette redistribution implique la suppression de 47 lits stationnaires dans le canton, portant le total à l'horizon 2030 à 155 lits. Malévoz, dont les infrastructures sont considérées comme vétustes, passera notamment de 128 à 25 lits.

A terme, chaque région (Bas-Valais, Valais central, Haut-Valais) comptera une équipe psychiatrique multidisciplinaire qui assurera des prestations stationnaires, ambulatoires et d'urgences 24h/24h en psychiatrie adulte et psychogériatrie. La pédopsychiatrie sera elle répartie entre Sion et Brigue, «vu le faible nombre d'enfants et d'adolescents hospitalisés», explique le département de la santé.

Le site de Malévoz devrait accueillir en revanche une nouvelle institution sociale de 30 à 40 places pour la prise en charge résidentielle de personnes souffrant d'un handicap psychique. Un secteur dans lequel le département a identifié un manque de lits.

La réduction du nombre de lits s'accompagne du développement de l'offre ambulatoire. «Nous voulons baisser le nombre de patients qui restent en stationnaires en évitant les hospitalisations autant que possibles», souligne Victor Fournier, chef du service de la santé publique. Mais cela passe par le développement de l'offre ambulatoire, notamment d'équipes mobiles spécialisées dans la santé psychique et qui viendraient épauler les soignants, illustre-t-il.

Mise en oeuvre progressive

Cette nouvelle organisation, qui tient compte de l’évolution démographique, prévoit des dépenses annuelles de 6 millions de francs pour la création d’une trentaine de postes de travail. Il faudra aussi un montant annuel de 1,9 million de francs de charge d’investissement étalés sur une trentaine d’années et estimés à plus de 50 millions. La nouvelle institution prévue à Malévoz n'est pas comprise dans ces chiffres.

La stratégie du canton du Valais, dont la psychiatrie hospitalière constitue la première étape, a été élaborée avec le soutien d'un bureau de conseil bernois. Sa mise en oeuvre se fera de manière progressive en fonction de l’avancée des travaux sur les différents sites de l’Hôpital du Valais, d’ici 2025-2030.

Elle nécessitera une importante collaboration de l’Hôpital du Valais et de l’Hôpital Riviera-Chablais, ainsi qu’une coordination forte avec les autres acteurs de la santé psychique, en particulier le secteur ambulatoire (cabinets médicaux), les institutions de soins de longue durée (EMS et CMS) et les institutions sociales. «Il reste encore beaucoup de travail», conclut Eshter Waeber-Kalbermatten.

(ATS)

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23 commentaires
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Juan Manuel Freud

01.07.2020 à 09:29

Faîtes la différence entre psychiatre et psychologue. Les psychiatres sont des médecins et traitent des maladies. Les psychologues sont des fonctionaires pour Via Secura et vous piquent votre permis de conduire.

oof

01.07.2020 à 09:25

pour être psy en suisse c’est bien connu que c’est facile! juste à dire « je vais réfléchir »/«  on verra au prochain rendez-vous » et hop le papier merci! vraiment il faut améliorer les psy en suisse car ils ne savent rien et je parle en connaissance de cause bien sûr

complètement nul

01.07.2020 à 09:22

Ils seraient peut-être temps d’aider les vrais malades! Les dépressifs,etc. car en Suisse on aide que les drogués et surtout ARRÊTER DE METTRE LES DROGUÉS ET LES MALADES ENSEMBLE! Ça n’aide pas du tout, et y’a pas assez de bâtiments vous allez me dire??? et malevoz n’en parlant pas, tous les vio** qu’il y a eu et que les infirmiers font semblant de rien savoir même si on leur dit. On est pas du tout en sécurité dans ces centres. Et aider les jeunes aussi car c’est pas parce qu’on a 20(exemple) qu’on a pas le droit à l’AI ou au social, il faut vraiment changer tous ces psy inutiles et qui ne veulent pas aider. Car pour garder les jeunes dans les centres de jour tout le monde et là (car plus ils restent, plus il y a de l’argent), mais pour leur donner l’AI ou le social et les aider à trouver une place d’apprentissage il n’y a plus personne! avec tous ces psy qui font 8 ans pour faire les papiers ou refusent de faire l’arrêt maladie... BREF la suisse est vraiment nul dans ce domaine