Actualisé 25.01.2013 à 15:48

Black Movie - Jour 9L'ombre de Fukushima plane sur Black Movie

En ce samedi 26 janvier, deux films japonais évoquent directement la catastrophe de Fukushima et ses conséquences.

de
Catherine Magnin
«Odayaka», de Nobuteru Uchida

«Odayaka», de Nobuteru Uchida

La tragédie du tremblement de terre, du tsunami et de la catastrophe nucléaire qui frappèrent le Japon en 2010 interpelle les cinéastes nippons. En voici deux exemples qui donnent à réfléchir au delà de la question écologiste.

«Japan's Tragedy»

Alors qu'on vient de lui diagnostiquer un cancer des poumons, et que sa belle-fille et sa petite-fille sont portées disparues après le tremblement de terre, Fujio, veuf au chômage, décide de s'enfermer dans sa chambre pour y mourir, momifié. Son fils tente de l'en dissuader... Tourné en grande partie en noir et blanc (seul un flash-back, un peu ironiquement, est en couleurs), «Japan's tragedy» est réalisé par Masahiro Kobayashi. Un cinéaste qui a déjà été primé à Locarno (pour «The Rebirth», en 2007) et qui n'hésite pas à dire de son art: «Mon style est complètement différents de celui d'autres réalisateur. Pas tant dans le processus de fabrication des films, mais dans ma technique de montage et mes choix de sujets. Et du fait que j'utilise mon propre argent». A découvrir aujourd'hui aux Cinémas du Grütli à 17h et demain dimanche 27 janvier à 19h30.

«Odayaka»

Au lendemain de la catastrophe de Fukushima, alors que leurs amis et connaissances accordent une confiance aveugle aux déclarations des autorités, deux femmes osent poser les questions qui dérangent. La première est mère d'une petite fille et se demande s'il vaut la peine de vivre en sachant que les maladies pourront apparaître dans 5 ou 10 ans. La seconde, mariée mais sans enfant, se demande s'il est juste d'en concevoir un dans ces circonstances. Dans les deux cas, ces deux femmes deviennent vite les moutons noirs de leur quartier, accusées d'hystérie et rejetées par tout le monde. Le film s'intitule «Odayaka» (le calme), il est signé Nobuteru Uchida, et on peut le voir au cinéma Spoutnik ce samedi à 18h et dimanche 27 à 20h.

La bande annonce de «Odayaka»:

«Cama de Gato»

Non, il ne s'agit pas de la telenovela qui fait un tabac au Brésil. Mais de la chronique au quotidien de Joana, 18 ans, qui passe son temps entre ses copines avec qui elle papote de beauté et de la vie du quartier, son bébé qu'elle élève seule puisque le père est en prison. Sous ses airs d'insouciance et de légèreté, le personnage comme le film («Cama de Gato», de Filipa Reis et João Miller Guerra) recèlent des trésors d'émotion, notamment lors d'un plan séquence d'une dizaine de minutes bouleversantes. A découvrir ce samedi à 15h aux cinémas du Grütli.

Black Movie

Genève, du 18 au 27 janvier 2013

Toutes les infos et horaires complets: www.blackmovie.ch

Retrouvez quotidiennement notre sélection de films du jour: www.20minutes.ch

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