Actualisé 07.03.2006 à 12:36

L'ombre du virus chikungunya plane sur l'Océan Indien

L'épidémie de chikungunya continue de se propager. 2553 cas de cette maladie ont été notifiés à Maurice, 4650 aux Seychelles, 2406 à La Réunion et 924 sur l'île Mayotte. Une dizaine de cas ont été signalés à Madagascar.

Le directeur général de l'agence de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), le Dr Lee Jong- wook, s'est rendu à Maurice pour évaluer la situation.

En extrapolant les cas officiellement recensés, les spécialistes évaluent à plus de 175'000 le nombre de personnes infectées sur la seule île de la Réunion.

L'équipe de l'OMS déployée dans la zone fin février étudie des mesures pour renforcer la surveillance au niveau régional et lutter contre le vecteur de la maladie, les moustiques. En l'absence de vaccin et de traitement spécifique, le seul moyen de se prémunir est d'éviter les piqûres de moustiques.

Une centaine de morts

La maladie qui signifie en swahili «marcher courbé» a provoqué jusqu'ici, directement ou indirectement, la mort de 93 personnes à La Réunion depuis le début de l'année. Le virus provoque de fortes fièvres, des céphalées et des douleurs articulaires.

Les symptômes apparaissent de quatre à sept jours après la piqûre d'un moustique infecté. La pathologie, rarement mortelle, peut persister plusieurs semaines. Elle peut dégénérer en méningite chez les enfants.

La principale mesure de prévention consiste à empêcher la prolifération des moustiques en réduisant le nombre des gîtes larvaires. La maladie a été signalée pour la première fois en 1952 en Tanzanie. Le Dr Lee doit se rendre ensuite au Kenya les 8 et 9 mars.

(ats)

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