Chaussures: L'OMC va trancher entre la Chine et l'UE

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ChaussuresL'OMC va trancher entre la Chine et l'UE

L'Organisation mondiale du Commerce (OMC) a indiqué mardi qu'elle allait trancher le différend entre la Chine et l'Union européenne concernant les taxes antidumping européennes sur les chaussures chinoises après l'échec des discussions entre les deux parties.

«Un groupe d'experts a été établi», a annoncé un porte-parole de l'OMC lors d'un point de presse, alors que les discussions prévues entre les parties après le dépôt d'une plainte chinoise ont échoué.

La Chine a une nouvelle fois expliqué mardi lors d'une réunion de l'Organe de règlement des différends de l'OMC que les taxes imposées par l'UE sur les exportations de chaussures chinoises provoquaient «des dommages très sérieux» au secteur chinois.

«Pour donner seulement un exemple, (ces mesures) ont affecté le travail et les conditions de vie de 150'000 personnes travaillant dans la production de chaussures», a expliqué un diplomate chinois. Pékin a officiellement déposé une plainte le 4 février contre l'UE auprès de l'OMC, gendarme du commerce mondial.

Les autorités chinoises considèrent non conformes aux règles du commerce international la décision de Bruxelles, entérinée par les Etats membres en décembre, de prolonger de quinze mois les taxes antidumping sur les chaussures à dessus de cuir venant du Vietnam et de Chine.

30% du marché européen

Les taxes sont de 10% pour les chaussures importées du Vietnam, et d'entre 9,7% et 16,5% pour celles provenant de Chine. Elles avaient été introduites en octobre 2006, initialement pour deux ans.

Lors d'une réunion d'un comité d'experts, une majorité des pays de l'UE (15 représentants sur 27) s'étaient pourtant prononcés à la mi-novembre contre l'idée une telle prolongation.

Selon les statistiques européennes, les chaussures provenant des deux pays asiatiques visés par les taxes représentent environ 30% du marché européen.

L'UE avait imposé des quotas sur les importations de chaussures chinoises entre 1995 et 2005. Elle les avait ensuite abandonnés, avant de lancer dans la foulée une enquête antidumping qui s'était soldée par l'imposition de taxes en octobre 2006, reconduites depuis selon Pékin. (ats)

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