Procès de cinq policiers: «L'omerta n'a pas sa place dans la police»
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Procès de cinq policiers«L'omerta n'a pas sa place dans la police»

La substitut du procureur a demandé la même sanction à l'égard de ceux qui ont commis un abus d'autorité et de ceux qui ont gardé le silence sur ces faits.

Le procureur a demandé la condamnation d'un policier pour lésions corporelles. Les quatre autres sont accusés de faux témoignage ou d'entrave à la justice.

Le procureur a demandé la condamnation d'un policier pour lésions corporelles. Les quatre autres sont accusés de faux témoignage ou d'entrave à la justice.

Le Ministère public a requis vendredi 40 jours- amende avec sursis à l'encontre des cinq policiers lausannois renvoyés devant le Tribunal de Nyon (VD). Il estime que les agents ont mis au point une version commune pour cacher deux dérapages.

«L'omerta doit rester l'apanage des mafieux. La police n'est pas le lieu des petits arrangements entre amis», a relevé Camilla Masson, premier substitut du procureur. Il faut avoir le courage de sanctionner les agents qui dérapent, par respect pour tous ceux qui font correctement leur travail, a-t-elle ajouté.

«Sans hésitation», le Parquet estime que la même sanction doit frapper les policiers qui ont commis un abus d'autorité et ceux qui ont gardé le silence. Pour rappel, les

faits remontent à Nouvel-An 2006. LEs cinq policiers auraient embarqué un jeune Erythréen de 16 ans, qui faisait du tapage dans la rue, et l'auraient relâché à l'orée du bois de Sauvabelin, sur les hauts de Lausanne, non sans lui avoir giclé le visage avec du spray au poivre. Il est reproché aux membres des forces de l'ordre d'avoir tu ce sprayage.

Le verdict est attendu pour lundi. (20 minutes/ats)

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