Actualisé 03.08.2011 à 06:06

Syrie

L'ONU a du mal à se mettre d'accord

Le Conseil de sécurité de l'ONU n'a toujours pas réussi mardi à se mettre d'accord sur la façon de réagir à la répression sanglante de la contestation par le régime syrien.

Des diplomates ont indiqué que des progrès avaient été effectués mardi, mais que des divisions persistaient entre les 15 membres du Conseil. Les puissances européennes ont distribué un nouveau projet de résolution sur la Syrie mais la Russie juge que cette nouvelle mouture ne fait pas preuve de l'«équilibre requis». Les diplomates doivent consulter leurs capitales et reprendre les discussions mercredi.

L'ambassadeur russe, Vitaly Tchourkine, a estimé qu'en l'état le texte était «nuisible» aux efforts «visant à faire tout ce qui est possible pour sortir la Syrie du bord de la guerre civile où elle se trouve, de façon malheureuse et tragique».

Mardi cependant, les diplomates ont assuré qu'un consensus se dégageait désormais pour que le Conseil de sécurité réponde d'une manière ou d'une autre à la répression de la contestation en Syrie.

Selon les mots d'un diplomate occidental qui s'exprimait sous couvert d'anonymat, «nous progressons vers un texte constructif. Certaines questions-clés doivent encore être résolues et c'est l'objet des discussions» des diplomates avec leur gouvernement.

(ats)

Des sénateurs US appellent à des sanctions sur le pétrole syrien

Des sénateurs US appellent à des sanctions sur le pétrole syrien

Plusieurs sénateurs américains ont exhorté mardi le gouvernement fédéral à imposer de nouvelles sanctions à la Syrie. Ils réagissent à l'accentuation de la répression ordonnée par le président Bachar al Assad.

Les sénateurs, dont le républicain Mark Kirk, la démocrate Kirsten Gillibrand et l'indépendant Joseph Lieberman, demandent notamment que le secteur syrien de l'énergie soit visé par des «sanctions écrasantes en réponse au meurtre de civils par des soldats sous les ordres du président Assad».

Pour les sénateurs à l'origine de cette nouvelle initiative, le moment est venu de frapper le secteur de l'énergie. Les hydrocarbures, insistent-ils, représentent un tiers des revenus générés par les exportations syriennes.

La secrétaire américaine d'Etat, Hillary Clinton, a parallèlement reçu des représentants de l'opposition syrienne. «Les revenus pétroliers sont utilisés pour financer des groupes terroristes et opprimer le peuple syrien. Nous voulons stopper cela aussi vite que possible», a dit l'opposant Marah Boukaï, membre de la délégation reçue par Clinton.

Les Etats-Unis ont déjà imposé des sanctions à Assad et à plusieurs membres de son gouvernement. Et Barack Obama a d'ores et déjà affirmé que Bachar al Assad avait perdu toute légitimité mais ne lui a explicitement demandé de quitter le pouvoir.

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