Actualisé 22.09.2018 à 18:21

YémenL'ONU dit perdre «le combat contre la famine»

La situation au Yémen s'est aggravée ces dernières semaines, selon l'ONU qui dit perdre «le combat contre la famine».

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Un responsable rebelle s'est dit lundi favorable à un gel des opérations contre les forces loyalistes.

Un responsable rebelle s'est dit lundi favorable à un gel des opérations contre les forces loyalistes.

AFP
Le médiateur de l'ONU pour le Yémen a annoncé vouloir lancé «rapidement» des pourparlers pour la paix, après 4 ans de guerre civile. (Vendredi 16 novembre 2018)

Le médiateur de l'ONU pour le Yémen a annoncé vouloir lancé «rapidement» des pourparlers pour la paix, après 4 ans de guerre civile. (Vendredi 16 novembre 2018)

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Les rebelles, qui veulent barrer la route aux forces progouvernementales (photo), ont posé des mines près des entrées du port stratégique de Hodeida. (14 novembre 2018)

Les rebelles, qui veulent barrer la route aux forces progouvernementales (photo), ont posé des mines près des entrées du port stratégique de Hodeida. (14 novembre 2018)

Keystone

L'ONU est en train de perdre «le combat contre la famine» au Yémen, a affirmé vendredi au Conseil de sécurité le secrétaire général adjoint aux Affaires humanitaires, Mark Lowcock. «La situation est très sombre. Nous perdons notre combat contre la famine et la situation s'est aggravée de façon alarmante ces dernières semaines», a-t-il déclaré.

Il y a deux jours, l'ONG Save the Children avait averti que plus de cinq millions d'enfants dans ce pays étaient menacés de mourir de faim. «Nous pourrions approcher un point de non-retour au-delà duquel il sera impossible d'éviter de nombreuses pertes de vies humaines dues à une famine généralisée dans le pays», a insisté le responsable de l'ONU lors d'une réunion d'urgence du Conseil de sécurité convoquée à la demande du Royaume-Uni.

Le gouvernement yéménite, soutenu depuis 2015 par une coalition arabe dirigée par l'Arabie saoudite, combat les rebelles Houthis qui se sont emparés du nord du pays avec le soutien de l'Iran. Depuis mars 2015, quelque 10'000 personnes ont été tuées, en majorité des civils, et plus de 56'000 blessées dans le conflit. Le pays est en outre menacé par une troisième vague de choléra.

Aide humanitaire en péril

La reprise lundi d'une offensive des forces progouvernementales sur le port stratégique de Hodeida - principal point d'entrée des importations et de l'aide internationale - met en péril l'accès à l'aide humanitaire et a déjà un impact économique sur les civils, selon des experts.

Le Yémen connait «la pire crise humanitaire au monde». «Plus de 22 millions de personnes ont besoin d'une aide» au Yémen, dont «18 millions» connaissent une «insécurité alimentaire». «Plus de 8 millions» vivent une «grave insécurité alimentaire, c'est-à-dire qu'ils ne savent pas quand ils prendront leur prochain repas, ils ont besoin d'une aide humanitaire d'urgence pour survivre», a insisté Mark Lowcock.

Pour «éviter un effondrement complet et préserver la vie de millions de personnes», le Conseil de sécurité doit soutenir la tenue de négociations politiques et la prise de «mesures immédiates pour stabiliser l'économie», a réclamé le responsable de l'ONU. Il doit aussi pousser «les acteurs à permettre l'accès aux personnes les plus vulnérables» via les ports et les routes principales, et organiser un «pont aérien» pour des évacuations médicales, a-t-il ajouté. (nxp/afp)

(NewsXpress)

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