Actualisé 30.09.2011 à 05:34

SyrieL'ONU divisée sur les sanctions à adopter

La France, la Grande-Bretagne, l'Allemagne et le Portugal espèrent soumettre au vote vendredi à l'ONU un nouveau projet de résolution condamnant la répression des manifestations hostiles au président Bachar al Assad en Syrie.

Déçus par les compromis réalisés pour tenter de s'assurer le soutien des BRIC (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud), les Etats-Unis devraient voter en faveur du projet européen, a fait savoir l'émissaire des Etats-Unis à l'ONU.

Mais son homologue russe, Vitaly Churkin, a estimé pour sa part que le remaniement du texte n'allait pas assez loin. «Je ne suis pas optimiste», a-t-il dit à des journalistes avant une réunion à huis clos du Conseil de sécurité de l'ONU consacrée au projet de résolution européen.

Prié de dire si les Européens avaient suffisamment pris en compte les inquiétudes de la Russie, il a répondu: «Non, ils ne l'ont pas fait.»

Dans la dernière version de la résolution, la recommandation de la Haut Commissaire des Nations unies aux droits de l'Homme, Navi Pillay, de saisir la Cour Pénale Internationale (CPI) sur la situation en Syrie, a disparu.

La clause qui prévoit l'instauration de sanctions de l'ONU en cas de poursuite de la répression par Damas a quant à elle été conservée. Le texte conserve également l'idée, soutenue par Moscou, que l'opposition syrienne est autant responsable que le gouvernement des violences qui ont tué plus de 2700 civils depuis mi-mars.

(ats)

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