Actualisé 15.06.2010 à 18:18

Proche-Orient/Flottille

L'ONU livrera la cargaison à Gaza

L'ONU a accepté de prendre en charge la livraison à la population de Gaza de la cargaison d'aide apportée par une flottille et saisie par Israël le 31 mai.

La population de Gaza recevra la cargaison d'aide qui lui était destinée.

La population de Gaza recevra la cargaison d'aide qui lui était destinée.

Le contrôleur de l'Etat d'Israël va lui ouvrir sa propre enquête sur le raid meurtrier israélien.

«Conformément au souhait du Conseil de sécurité que la cargaison parvienne à destination», les Nations unies «sont prêtes à accepter cette responsabilité à titre exceptionnel», a déclaré devant le Conseil le coordinateur de l'ONU pour le processus de paix au Proche- Orient, Robert Serry.

Il a précisé que l'ONU avait également obtenu l'accord d'Israël et des propriétaires des cargaisons qui étaient transportées sur trois navires turcs.

Enquête

Le contrôleur de l'Etat israélien, Micha Lindenstrauss, écrit lui dans une lettre adressée à la Knesset (Parlement) qu'il «a décidé d'enquêter sur divers aspects de la flottille turque». Il précise que ses investigations porteront sur «le processus de décision au sein du gouvernement, les relations publiques et le renseignement».

«Le contrôleur a toute latitude pour décider sur quelles questions enquêter», souligne M. Lindenstrauss, indiquant qu'il n'empiètera ni sur l'enquête interne de l'armée ni sur les travaux de la «commission publique indépendante» mise en place par le gouvernement.

Le gouvernement israélien a entériné lundi la création d'une «commission publique indépendante», avec observateurs étrangers, pour évaluer sur un plan strictement juridique la légalité du blocus maritime de la bande de Gaza et du raid contre la flottille.

Les Etats-Unis et l'Union européenne (UE) ont favorablement accueilli l'annonce d'une «participation internationale», l'UE insistant néanmoins sur le fait que celle-ci devait être «crédible».

Appel

Mardi, le chef de la diplomatie turque Ahmet Davutoglu a appelé Washington à appuyer une commission d'enquête internationale.

Le mouvement islamiste palestinien Hamas a lui rendu hommage à la position adoptée lundi par les pays européens qui ont plaidé pour un assouplissement du blocus imposé par Israël à la bande de Gaza.

Après avoir rencontré son homologue égyptien Hosni Moubarak dans la station balnéaire égyptienne de Charm el-Cheikh, le président palestinien Mahmoud Abbas a lui aussi demandé l'ouverture des points de passage vers le territoire palestinien.

Souhait lancé par Ban

Le cabinet israélien de sécurité doit lui envisager mercredi un allègement du blocus de la bande de Gaza, ont indiqué mardi soir la chaîne Dix de la télévision et la radio publique israéliennes.

Un haut responsable israélien qui a requis l'anonymat a lui affirmé à l'AFP que «le cabinet de sécurité examinera mercredi les questions liées à la bande de Gaza» contrôlée par le Hamas.

De son côté, le porte-parole du secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon a rappelé récemment que la proposition de l'ONU pour une enquête internationale «reste sur la table» et que M. Ban espérait toujours «une réponse israélienne positive».

Mesure prévue par ONG

L'armée israélienne a elle d'ores et déjà entamé sa propre enquête interne sur le raid qui a coûté la vie à neuf Turcs le 31 mai.

Selon un sondage publié mardi par le Palestinian Center for Policy and Survey Research (PSR), (63 %) des personnes interrogées estiment que les Palestiniens sortent vainqueurs de cet épisode, contre 27 % qui y voient une victoire israélienne. Par ailleurs, 60 % pensent que cette affaire va affaiblir le blocus israélien de la bande de Gaza, contre 18 % de l'avis contraire.

Une ONG a elle affirmé qu'elle préparait des actions en justice en Grande-Bretagne au nom des passagers des six navires de la «Flottille de la liberté».

Mary Nazzal-Batayneh, présidente du «Fonds d'aide juridique Palestine» (»The Palestine Legal Aid Fund»), a affirmé que son groupe représenterait ceux parmi les passagers «souhaitant faire valoir leurs droits par une action en justice contre Israël». (ats/afp)

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