Géorgie: L'ONU n'a toujours pas accès à l'Ossétie du Sud
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GéorgieL'ONU n'a toujours pas accès à l'Ossétie du Sud

L'ONU n'a toujours pas accès à l'Ossétie du Sud, faute d'accord entre les parties pour distribuer l'aide humanitaire à partir de la Géorgie.

Le CICR, par contre, s'est rendu mardi pour la première fois dans les villages ossètes entourant la capitale Tskhinvali.

«L'accès à l'Ossétie du Sud n'est toujours pas possible. C'est une préoccupation humanitaire majeure», a délaré mardi la porte-parole du Bureau des Affaires humanitaires de l'ONU Elisabeth Byrs.

Le porte-parole du Haut Commissariat de l'ONU pour les réfugiés (HCR) Ron Redmond a expliqué qu'il n'y a pas d'accord entre les parties au conflit sur l'acheminement de l'aide en Ossétie du Sud à partir de la Géorgie. «Une assistance importante de la Russie parvient à la population ossète à partir de l'Ossétie du Nord», a-t-il fait remarquer.

Visites aux détenus

Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR), arrivé mercredi dernier à Tskhinvali, s'est rendu pour la première fois mardi dans les villages aux alentours de la capitale, a annoncé la porte-parole du CICR à Genève Anna Nelson.

Au cours du week-end, les délégués ont pu rendre visite à 89 civils détenus à Tskhinvali, a-t-elle précisé. Simultanément, le CICR a rendu visite à 12 militaires détenus par les autorités géorgiennes à Tbilissi.

Les agences de l'ONU font état d'un grand nombre de retours spontanés de la population civile chassée par les combats. Plus de dix mille personnes sont rentrées à Gori, selon le Bureau des Affaires humanitaires de l'ONU, sur une population initiale de 70 000 habitants.

Le HCR met en garde les déplacés qui rentrent chez eux sur les risque de mines et d'engins non explosés. (ats)

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