Syrie: L'ONU retire son personnel non essentiel de Syrie

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SyrieL'ONU retire son personnel non essentiel de Syrie

L'ONU a annoncé mercredi avoir retiré de Syrie environ 25 membres de son personnel international et des dizaines de membres de leurs familles.

Plus de 200 membres du personnel international de l'ONU sont présents en Syrie. Plus de la moitié d'entre eux travaillent pour le Haut commissariat aux réfugiés et la mission de l'ONU chargée de surveiller le respect du cessez-le-feu sur le plateau du Golan.

Plusieurs dizaines de membres des familles du personnel de l'ONU auraient déjà quitté la Syrie en raison de la répression sanglante menée par le président Bachar al-Assad contre les opposants au régime.

Le Conseil de sécurité se verra rendre compte jeudi de la situation dans le pays. La cheffe de l'ONU pour les droits de l'homme, Navi Pillay, et la cheffe du bureau de coordination des affaires humanitaires de l'ONU, Valerie Amos, seront chargées d'informer les 15 membres du Conseil sur les dernières évolutions de la situation.

Selon les groupes de défense des droits de l'homme, la répression des manifestations a fait environ 2000 morts parmi les civils depuis la mi-mars.

(ats)

Demande de session spéciale du Conseil des droits de l'homme de l'ONU

L'UE, les Etats-Unis et les pays arabes ont demandé mercredi la convocation d'une session extraordinaire du Conseil des droits de l'homme de l'ONU sur la situation en Syrie, ont indiqué des diplomates à l'AFP.

Tous les pays arabes membres du Conseil - la Jordanie, le Qatar, l'Arabie Saoudite et le Koweit - font partie du groupe ayant demandé la convocation de la session extraordinaire, a précisé un diplomate européen.

«Cette demande sera soumise officiellement mercredi soir en vue d'une session spéciale du Conseil des droits de l'Homme lundi», a ajouté ce diplomate.

La demande de session spéciale du Conseil, une procédure peu fréquente, a été déposée par vingt pays, soit plus du tiers nécessaire pour convoquer les 47 membres de l'organisation onusienne des droits de l'Homme basée à Genève.

«Nous devons maintenir la pression en raison de la dégradation de la situation» en Syrie, a indiqué un diplomate, relevant que «tous les membres de l'UE et certains pays arabes, dont le Koweit étaient sur la même longueur d'onde».

Les membres du Conseil devraient s'accorder sur une résolution condamnant la répression en Syrie et demandant l'ouverture d'une enquête sur les violences des forces syriennes contre les opposants au régime de Damas.

Lors d'une session spéciale le 29 avril dernier, le Conseil des droits de l'homme avait déjà condamné la Syrie pour avoir ouvert le feu sur des manifestants pacifiques et avait demandé l'ouverture d'une enquête sur d'autres crimes présumés.

Pour sa part, le Conseil de sécurité de l'ONU doit tenir une réunion spéciale ce jeudi consacrée aux droits de l'Homme et à l'urgence humanitaire en Syrie, avec notamment la participation du Haut commissaire de l'ONU aux droits de l'Homme, Navi Pillay.

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