Actualisé 02.12.2011 à 10:22

Syrie

L'ONU réunie pour condamner la répression

La Haut Commissaire de l'ONU Navi Pillay a ouvert vendredi à Genève une session spéciale du Conseil des droits de l'homme sur la Syrie.

«La répression brutale et continue des autorités syriennes, si elle n'est pas stoppée maintenant, pourrait conduire le pays dans une situation de guerre civile», a averti la Haut Commissaire Navi Pillay dans son discours.

Elle a affirmé que plus de 4000 personnes sont mortes dans les violences depuis le mois de mars, dont 307 enfants, des dizaines de milliers de personnes ont été arrêtées et que plus de 14'000 personnes sont détenues en relation avec la répression. Au moins 12'400 personnes ont trouvé refuge dans les pays voisins.

«Au vu de l'échec patent des autorités syriennes de protéger leurs citoyens, la communauté internationale doit prendre des mesures urgentes et efficaces pour protéger la population syrienne», a affirmé Mme Pillay. «Le rapport de la commission d'enquête renforce la nécessité et l'urgence de traduire les responsables en justice», a déclaré la Haut Commissaire.

Projet de résolution

Les pays membres du Conseil sont appelés à se prononcer sur un projet de résolution présenté par l'Union européenne (UE) endossant les conclusions du rapport de la commission internationale chargée d'enquêter en Syrie, publié lundi. Le rapport avait conclu que des crimes contre l'humanité ont été commis par les autorités de Damas.

Le texte recommande que le rapport de la commission d'enquête soit transmis à l'Assemblée générale de l'ONU et au Conseil de sécurité de l'ONU afin que ces organes «prennent l'action appropriée». Il demande la création d'un poste de rapporteur spécial de l'ONU pour la Syrie et le déploiement d'observateurs des droits de l'homme en Syrie. (ats)

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