Gaza: L'ONU souhaite une enquête indépendante
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GazaL'ONU souhaite une enquête indépendante

Les Nations Unies demandent une enquête indépendante et transparente sur ce que les Iraniens qualifient de massacre sauvage de Palestiniens par les Israéliens à Gaza.

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Les funérailles de la secouriste de 21 ans Razan al-Najjar, tuée vendredi par des tirs israéliens, ont eu lieu samedi à Gaza. (Samedi 2 juin 2018)

Les funérailles de la secouriste de 21 ans Razan al-Najjar, tuée vendredi par des tirs israéliens, ont eu lieu samedi à Gaza. (Samedi 2 juin 2018)

AFP
Les Etats-Unis ont opposé leur veto à l'ONU contre une résolution appelant à protéger les Palestiniens de Gaza et en Cisjordanie occupée. (Vendredi 1 juin 2018)

Les Etats-Unis ont opposé leur veto à l'ONU contre une résolution appelant à protéger les Palestiniens de Gaza et en Cisjordanie occupée. (Vendredi 1 juin 2018)

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Une Palestinienne de 21 ans a été tuée par l'armée israélienne lors de nouveaux heurts à Gaza vendredi, portant à 123 le nombre de morts palestiniens depuis le 30 mars. (Vendredi 1 juin 2018)

Une Palestinienne de 21 ans a été tuée par l'armée israélienne lors de nouveaux heurts à Gaza vendredi, portant à 123 le nombre de morts palestiniens depuis le 30 mars. (Vendredi 1 juin 2018)

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Le secrétaire général de l'ONU a demandé vendredi une «enquête indépendante et transparente» sur les affrontements meurtriers dans la bande de Gaza, a déclaré un porte-parole. Antonio Guterres «appelle également toutes les parties concernées à éviter tout acte qui pourrait conduire à plus de victimes, en particulier les mesures qui pourraient mettre les civils en situation dangereuse», a ajouté son porte-parole adjoint, Farhan Haq, dans un communiqué.

L'ONU prête à relancer les efforts de paix

Le secrétaire général de l'ONU réaffirme également la «disponibilité» des Nations unies pour relancer les efforts de paix israélo-palestiniens, poursuit le communiqué. Le Conseil de sécurité des Nations unies, réuni en urgence vendredi soir sur les affrontements dans la bande de Gaza, a entendu les inquiétudes quant à une escalade de la violence mais n'est pas parvenu à s'entendre sur une déclaration commune. «Il y a une crainte que la situation puisse se détériorer dans les prochains jours», a mis en garde Taye-Brook Zerihoun, le secrétaire général adjoint de l'ONU aux affaires politiques, appelant à la retenue maximale.

Les membres du Conseil de sécurité se sont réunis, à la demande du Koweït, pour évoquer les violences dans la bande de Gaza où 16 Palestiniens ont été tués et des centaines d'autres blessés vendredi selon le ministère de la Santé dans la bande de Gaza.

«Le risque de l'escalade (de la violence) est réel», a estimé devant le Conseil le représentant français. «Il y a la possibilité d'un nouveau conflit dans la bande de Gaza», s'est-il inquiété.

Le calendrier de la réunion pose problème

Les Etats-Unis et le Royaume-Uni ont exprimé des regrets quant au calendrier de la réunion - la Pâque juive a commencé vendredi soir - synonyme d'absence de responsables israéliens. Et les ambassadeurs des différents membres du Conseil de sécurité ont envoyé leurs adjoints.

«Il est vital que ce Conseil soit équilibré» a dit à la réunion le représentant américain. «Nous aurions dû trouver un arrangement pour que toutes les parties participent (à la réunion) ce soir», a-t-il ajouté. «Nous sommes profondément attristés par les pertes humaines aujourd'hui», a déploré le diplomate.

Abbas et l'Iran blâment Israël

Dans un communiqué écrit avant la réunion, l'ambassadeur israélien aux Nations unies, Danny Danon, a accusé le Hamas pour la violence. Dans un discours vendredi, le président palestinien Mahmoud Abbas a déclaré qu'il tenait Israël pour pleinement responsable de ces morts.

L'Iran, quant à elle, condamne le «massacre sauvage» des Palestiniens par Israël. Le pays est l' ennemi juré d'Israël et il s'exprimait au lendemain de la mort des 16 manifestants.

Les soutiens de Donald Trump

Le porte-parole du ministère iranien des affaires étrangères, Bahram Ghassemi, a expliqué que «les soutiens sans limite du (président américain Donald) Trump et de l'administration américaine et les efforts honteux de certains dirigeants novices et ignorants de la région qui essaient d'établir des relations cachées et honteuses avec (Israël) ont rendu les dirigeants du régime sioniste plus insolents».

De son côté, le chef de diplomatie iranienne Mohammad Javad Zarif a dénoncé dans un tweet les «tyrans sionistes qui tuent les manifestants pacifistes palestiniens dont la terre a été volée».

A noter que l'Iran soutient les mouvements islamistes palestiniens, notamment le Hamas et le Jihad islamique. (nxp/afp)

(NewsXpress)

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