Actualisé 01.01.2017 à 09:36

SyrieL'ONU soutient l'initiative de paix russo-turque

Pour le deuxième jour consécutif, «le calme régnait dans la plupart des régions syriennes», en application d'une trêve entrée en vigueur jeudi à minuit.

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Malgré la trêve humanitaire, les violences entre l'armée syrienne et les insurgés ont repris dans la Ghouta orientale. (Mercredi 28 février 2018)

Malgré la trêve humanitaire, les violences entre l'armée syrienne et les insurgés ont repris dans la Ghouta orientale. (Mercredi 28 février 2018)

AFP
Les Etats-Unis ont commencé à livrer des armes aux combattants kurdes contre l'EI dans le nord de la Syrie, au grand dam d'Ankara. (Mardi 30 mai 2017)

Les Etats-Unis ont commencé à livrer des armes aux combattants kurdes contre l'EI dans le nord de la Syrie, au grand dam d'Ankara. (Mardi 30 mai 2017)

Keystone
Des frappes de la coalition ont visé des immeubles d'habitation à Mayadine, dans l'est de la Syrie, faisant 35 civils morts. (Jeudi 25 mai 2017)

Des frappes de la coalition ont visé des immeubles d'habitation à Mayadine, dans l'est de la Syrie, faisant 35 civils morts. (Jeudi 25 mai 2017)

Keystone

Le Conseil de sécurité de l'ONU a adopté samedi à l'unanimité une résolution soutenant l'initiative russo-turque pour un cessez-le feu et des négociations en Syrie, mais sans en entériner les modalités.

Ce texte de compromis adopté à l'issue de consultations à huis clos, indique que le Conseil «accueille avec satisfaction et soutient les efforts de la Russie et de la Turquie pour mettre fin à la violence en Syrie et faire démarrer un processus politique» de règlement du conflit.

Mais il se contente de «prendre note» de l'accord que les deux pays ont présenté le 29 décembre. Le Conseil rappelle la nécessité d'appliquer «toutes les résolutions pertinentes de l'ONU» sur la Syrie.

Il souligne que les négociations prévues en janvier à Astana «sont une étape importante en prévision de la reprise de négociations (entre pouvoir et opposition) sous les auspices de l'ONU le 8 février 2017».

Le Conseil réclame aussi un «accès humanitaire rapide, sûr et sans entraves» aux populations civiles.

Des détails pas communiqués

Dans leurs explications de vote, les représentants américain, français et britannique ont déploré que certains détails de l'accord russo-turc ne leur aient pas été communiqués, comme la liste précise des groupes armés concernés par le cessez-le-feu.

«Le texte de l'accord russo-turc présenté au Conseil (..) comporte toujours des zones d'ombre», a critiqué l'ambassadeur adjoint français Alexis Lamek.

Les trois diplomates occidentaux ont aussi dénoncé la poursuite par les forces gouvernementales syriennes d'une offensive contre la région de Wadi Barada près de Damas, malgré l'entrée en vigueur du cessez-le-feu.

Devant les réticences de plusieurs de ses partenaires, la Russie avait profondément modifié son projet de résolution initial.

Réserves occidentales

Dans les premières moutures, le Conseil «entérinait les documents mis au point avec la médiation de la Russie et de la Turquie le 29 décembre» et demandait qu'ils soient «mis en oeuvre de manière pleine et immédiate». Le rôle de l'ONU était brièvement mentionné.

«Les Russes ont beaucoup retropédalé », explique un diplomate occidental. Il se félicite du fait que «les Nations unies sont remises au centre du jeu s'agissant du processus politique, Astana étant une étape pour y contribuer».

«Nous ne voulons pas entériner un accord dont nous ne comprenons pas toutes les implications», avait prévenu juste avant les consultations l'ambassadeur néo-zélandais Gerard van Bohemen.

Il avait réclamé «davantage de clarté sur ce que contient l'accord et sur la manière dont il s'articule avec le processus onusien» de médiation.

Le cessez-le-feu est entré en vigueur jeudi à minuit (22H00 GMT) sur l'ensemble de la Syrie et les groupes djihadistes Etat islamique (EI) et Fateh al-Cham en sont exclus.

Il doit être le prélude à des négociations de paix prévues fin janvier au Kazakhstan sous l'égide de Moscou et de Téhéran, parrains du régime, et la Turquie, soutien des rebelles. (nxp/ats)

(NewsXpress)

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