Pétrole: L'Opep pourrait continuer d'abaisser sa production
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PétroleL'Opep pourrait continuer d'abaisser sa production

L'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) abaissera sa production jusqu'à ce que les prix se stabilisent, a annoncé vendredi à Londres le président du cartel Chakib Khelil.

M. Khelil, par ailleurs ministre algérien de l'Energie et des mines, s'exprimait en marge d'une conférence à Londres entre pays producteurs et consommateurs de pétrole, et deux jours après une réunion de l'Opep à Oran qui a décidé d'une réduction de 2,2 millions de barils par jour de sa production. Cette diminution vise à faire face à l'effondrement des cours, qui ont chuté de plus de 75% depuis leurs records de juillet.

«Nous poursuivrons cette réduction jusqu'à ce que les prix se stabilisent», a-t-il indiqué à la presse. Malgré ces déclarations, les prix du pétrole brut restaient déprimés.

En milieu d'après-midi, le baril de «light sweet crude» pour livraison en janvier perdait 1,28 dollar à 34,94 dollars à New York, où il arrive en fin de contrat, après avoir touché auparavant un plus bas depuis le 2 avril 2004, à 33,44 dollars.

A Londres, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en février gagnait 69 cents à 44,05 dollars.

«Je pense que la question que les gens ne se posent pas, c'est où seraient les prix si nous n'avions pas pris la décision en septembre de réduire (la production) de 500 000 barils par jour et si nous n'avions pas décidé en octobre de (la) baisser de 1,5» million de barils par jour, a affirmé M. Khelil.

Léger impact

«Les prix aujourd'hui seraient très très bas, donc je pense que nous avons eu un impact même si nous n'avons pas réussi à stabiliser» les cours, a-t-il ajouté.

«Le plus important pour nous, les producteurs, c'est comment diriger, contrôler et réguler la spéculation financière qui affecte les prix du pétrole, que cela soit à la hausse ou à la baisse», a-t- il ajouté.

«Nous pensons très fortement que ce qui s'est passé en 2008 et ce qui se passe actuellement est dû en grande partie à la spéculation», a-t-il ajouté. Les prix du pétrole avaient atteint des records historiques à plus de 147 dollars le baril à Londres comme à New York début juillet.

(ats)

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