Actualisé 09.07.2014 à 14:23

Syrie

L'opposition a élu son nouveau président

La Coalition nationale syrienne (CNS), l'opposition soutenue par les pays occidentaux et arabes, a annoncé mercredi avoir élu comme nouveau président Hadi al Bahra.

Hadi al-Bahra, qui était soutenu par son prédécesseur Ahmad Jarba et par l'Arabie saoudite, où il réside, a obtenu 62 voix lors du vote. Son principal rival, Mouwafaq Nayrabiyeh, en a obtenu 41.

Le nouveau chef de l'opposition syrienne aura pour tâche de maintenir les efforts pour chasser le président syrien du pouvoir au moment où le régime de Damas obtient des victoires qui lui permettent de gagner du terrain et où les jihadistes de l'Etat islamique progressent eux aussi.

Il succède à Ahmad Jarba, qui dirigeait la coalition depuis juillet 2013 mais n'a pas réussi à unifier l'opposition et à obtenir un soutien militaire occidental significatif.

Conflits internes

Hadi al-Bahra, qui est né à Damas en 1959, a passé la plupart de sa vie d'adulte en Arabie saoudite où il gère plusieurs hôpitaux et d'autres entreprises. Il a dirigé la délégation de l'opposition à la conférence Genève II dans le courant de l'année.

L'opposition syrienne est minée par des conflits internes liés aux différends entre les différents pays qui soutiennent les opposants, notamment l'Arabie saoudite et le Qatar.

Violences interminables

Au moins 20 jihadistes de l'Etat islamique (EI) ont été tués mercredi par des raids menés par l'aviation du régime à Raqa, un bastion de ce groupe ultra-radical dans le nord de la Syrie, a rapporté l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), proche des rebelles. Ces éléments restent impossibles à vérifier de manière indépendante.

Dans le village de Khatab, 14 autres personnes dont sept femmes, ont été également été tuées mercredi par des rebelles, ont rapporté les médias syriens et une ONG. Selon l'OSDH, les victimes «ont été exécutées par les combattants rebelles qui les ont accusées de coopérer avec le régime criminel» de Bachar al-Assad.

Selon un sondage réalisé par l'institut britannique Opinion Research Business (ORB), publié mercredi, seuls 4 % des Syriens se reconnaissent dans l'EI, qui contrôle notamment le nord-est du pays.

Le ministre syrien de la Justice Najm al-Ahmad a annoncé le lancement d'une commission «chargée d'enquêter sur le crime terroriste» et constituée de juges et d'avocats. (ats)

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