Nouvelle-Zélande: L'opposition conservatrice remporte les législatives

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Nouvelle-ZélandeL'opposition conservatrice remporte les législatives

Le principal parti d'opposition néo-zélandais, le parti National (centre-droit), a gagné les élections législatives de samedi.

Le Premier ministre sortant de Nouvelle Zélande, la travailliste Helen Clark, a concédé sa défaite samedi à l'issue des élections législatives. L'opposition de centre- droit met fin à neuf ans de règne de la gauche.

Après dépouillement de près de 99% des bulletins de vote, le parti National de John Key, un ancien banquier novice en politique âgé de 47 ans, a obtenu 45% des suffrages, soit l'équivalent de 59 sièges sur 122 au parlement monocaméral. Les travaillistes, qui briguaient un quatrième mandat de trois ans, sont en sensible recul par rapport à 2005, recueillant 34% des suffrages, soit 43 sièges.

Helen Clark a reconnu sa défaite, a rapporté la télévision néo- zélandaise. Le ministre travailliste de la Défense et du Commerce, Phil Goff, avait admis un peu plus tôt que le parti National était en meilleure position que le Parti travailliste pour tenter de mettre sur pied une coalition gouvernementale.

Alliance de droit

La formation de John Key pourra compter sur le soutien de deux petits partis, l'ACT (droite), qui a obtenu autour de 3,5% des voix et pourrait obtenir cinq députés, ainsi que de la formation centriste Avenir uni. Ces deux formations se sont engagées à gouverner avec le parti National en cas de victoire.

Le taux de participation s'annonce élevé au vu des files d'attente signalées dans de nombreuses villes. Le vote anticipé était en progression de près d'un tiers par rapport aux précédentes législatives, en 2005. Lors des trois dernières élections, le taux de participation avait été en moyenne de 80,9%.

Peu de changements majeurs sont attendus dans la politique de la prochaine équipe gouvernementale. Les deux principaux partis ont promis de réduire les impôts et de faire des investissements supplémentaires pour relancer une économie déjà entrée en récession et qui s'attend à souffrir des retombées de la crise financière internationale.

Rôle pour les Maoris?

Aucun parti n'a réussi à gouverner seul depuis l'introduction d'une bonne dose de proportionnelle dans le système électoral en 1996. Les deux grandes formations doivent chaque fois conclure des alliances avec de petits partis.

Au cas où le parti National et ses alliés ne réussiraient pas à s'entendre sur la formation d'un gouvernement, le Parti maori pourrait entrer en scène. Cette formation, qui représente la minorité indigène des Maoris (15% de la population), avait indiqué qu'elle pourrait coopérer soit avec les travaillistes, soit avec le centre-droit.

(ats)

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