Syrie: L'opposition réitère sa demande d'armes
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SyrieL'opposition réitère sa demande d'armes

Le chef de l'opposition syrienne Ahmad Jarba, après avoir réclamé avec force des armes anti-aériennes aux Etats-Unis la semaine dernière, compte réitérer cette demande à la France.

«Nous réclamons tous les types d'armes. En quantité et en qualité», a déclaré Ahmad Jarba dans une interview au «Journal du dimanche». «Cela va des armes antitanks aux missiles sol-air qui nous sont indispensables pour neutraliser l'aviation syrienne qui nous bombarde chaque jour, y compris avec des armes chimiques et d'autres armes de destruction massives interdites», affirme-t-il.

Alors que les pays occidentaux livrent aux forces de la Coalition nationale syrienne des armes non-létales, M. Jarba qui a récemment rencontré le président Barack Obama, a plaidé auprès des Américains pour qu'ils lui fournissent des armes «efficaces».

L'opposition syrienne est confrontée à des ennemis multiples, dit-il, d'une part les forces du régime et leurs alliés (Hezbollah libanais, Gardiens de la révolution iraniens, milices chiites irakiennes) et les groupes islamistes extrémistes liés à al-Qaïda.

«Si vous ne nous aidez pas, ces ennemis-là s'empareront de la Syrie, menaceront les pays voisins, la sécurité et la stabilité de toute la région et même au-delà, y compris les intérêts de l'Europe et des Etats-Unis», avertit M. Jarba.

La menace de la force

«Il est temps de prendre des décisions fermes pour nous permettre de remporter la bataille politique», assène-t-il.

«Depuis toujours, Bachar al-Assad, le président syrien, pense que la seule solution ne peut être que militaire et sécuritaire. A nos alliés de lui faire comprendre le seul message qu'il comprenne, la menace de la force. En nous donnant des armes, ils nous permettront peut-être de le faire revenir à une table de négociation où se discutera son départ», conclut M. Jarba. (ats)

Un haut commandant de l'armée tué dans les combats

Un haut commandant de l'armée syrienne, le général Hussein Issac, a été tué dans des combats près de Damas, a annoncé dimanche à l'AFP un responsable des services de sécurité. C'est l'un des rares hauts gradés dont la mort a été annoncée en trois ans de guerre en Syrie. Le général, qui dirigeait la défense anti-aérienne au sein de l'armée, «a succombé à ses blessures en participant aux combats dans la localité (rebelle) de Mleiha» contre les rebelles, selon la même source. Même si la défense anti-aérienne n'est pas sollicitée en tant que telle dans la guerre car les rebelles n'ont pas d'avions, son arsenal, comme celui de toutes les divisions de l'armée de Bachar al-Assad, est mis au service du régime.

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