Actualisé 24.06.2013 à 17:35

Législatives en Albanie

L'opposition revendique sa victoire

L'opposition de gauche a demandé lundi à la coalition de droite du Premier ministre sortant Sali Berisha de reconnaître sa défaite.

Le socialiste Edi Rama croit en la victoire de son camp.

Le socialiste Edi Rama croit en la victoire de son camp.

Les premiers résultats du scrutin législatif de dimanche placent actuellement la coalition du socialiste Edi Rama en tête. Mais seul un quart des bulletins de vote ont déjà été dépouillés.

«Je vous confirme aujourd'hui que la victoire est encore plus grande qu'elle n'apparaissait hier», a affirmé M. Rama lors d'une conférence de presse. «J'ai un message pour notre adversaire. Il y a toujours un moment pour reconnaître la défaite», a-t-il déclaré.

Selon la Commission électorale centrale (CEC) après le dépouillement de 24% des bulletins de vote, l'Alliance Renaissance de M. Rama dispose d'une certaine avance dans plusieurs régions, dont Tirana et Shkodra, dans le nord du pays. Selon des projections de la coalition de M. Rama, l'actuelle opposition pourrait remporter jusqu'à 84 sièges sur les 140 que compte l'Assemblée.

Mais du côté de la coalition de droite, on ne l'entendait pas de la même oreille. «Nous commençons à monter dans les résultats. Nous allons gagner», a assuré Gert Bogdani, un responsable de la coalition de M. Berisha, qui à 69 ans brigue un troisième mandat consécutif de Premier ministre.

Le scrutin est suivi de près par l'UE qui a déjà refusé à deux reprises d'octroyer à ce pays des Balkans le statut de candidat à l'adhésion. Bruxelles a fait valoir que ce vote représentait un «test crucial pour les institutions du pays» et pour son avenir européen.

Impasse

Dans un communiqué, la mission des observateurs de l'OSCE qui a mobilisé plus 600 personnes pour surveiller le scrutin a conclu que «l'atmosphère de méfiance entre les deux principales forces politiques avait entaché l'environnement» électoral.

Le meurtre de Lac «ainsi que d'autres violents incidents isolés ont terni le début du scrutin», a déploré l'OSCE. «Par rapport aux élections de 2009 et de 2011, peu de progrès ont été enregistrés. Mais les élections ont été libres», a noté un responsable de l'OSCE, Roberto Battelli

Par ailleurs, l'impasse perdurait lundi au sein de la CEC. A la suite de différends entre pouvoir et opposition, trois des sept membres de la CEC ont démissionné en avril, laissant cette institution sans la majorité nécessaire de cinq voix pour proclamer les résultats du scrutin.

Selon un diplomate occident ayant requis l'anonymat, une des options pour surmonter cette situation serait de demander au Collège électoral, une sorte d'instance d'appel qui intervient lorsque la CEC n'a pas de majorité de cinq voix, de trancher sur les résultats. (ats)

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