Syrie: L'opposition s'interroge sur sa venue à Genève
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SyrieL'opposition s'interroge sur sa venue à Genève

Le coordinateur de l'opposition syrienne, Riad Hijab, affirme qu'«une décision claire sera prise avant la fin de la semaine».

La reprise des négociations intersyriennes est prévue cette semaine à Genève.

La reprise des négociations intersyriennes est prévue cette semaine à Genève.

photo: AFP/Archives

L'opposition syrienne a accusé les forces gouvernementales et l'aviation russe d'avoir «massacré» des dizaines de civils lors d'une attaque lundi dans la province d'Idlib (nord-ouest). Elle s'interroge sur sa participation à un nouveau round de négociations à Genève.

«Avant la fin de la semaine, une décision claire sera prise», a déclaré le coordinateur de l'opposition syrienne, Riad Hijab, s'exprimant par téléconférence devant la presse. «Nous évaluons la situation après deux semaines de trêve et nous consultons les commandants militaires. Nous avons besoin de conditions propices avant de reprendre les discussions», a-t-il dit.

Selon lui, les forces gouvernementales syriennes, soutenues par l'armée de l'air russe, des troupes iraniennes et des milices irakiennes, n'ont cessé de violer le cessez-le-feu. Elles ont utilisé des barils d'explosifs et des armes chimiques.

«Quelques minutes avant le début de cette conférence, un massacre a été commis par les forces aériennes russes et par le régime à Abou Dhouhour», a-t-il dit. Des dizaines de personnes ont été tuées et des dizaines d'autres blessées dans cette localité du gouvernorat d'Idlib, a-t-il ajouté.

Négociations prévues cette semaine

Dimanche, le régime syrien avait accusé les rebelles d'avoir bombardé un marché d'Alep, tuant quatorze civils et en blessant plusieurs dizaines d'autres.

La reprise des négociations intersyriennes est prévue cette semaine à Genève. L'émissaire de l'ONU Staffan de Mistura et son équipe sont prêts à recevoir tous les participants à partir de mercredi après-midi pour des consultations préliminaires avant des discussions de fond, a indiqué à l'ats sa porte-parole.

Pour des raisons «logistiques», certains participants n'arriveront toutefois dans la cité de Calvin que le 12 ou le 13 mars, a-t-elle précisé.

Cartes erronées

M. Hijab a par ailleurs critiqué les cartes de l'état-major russe sur l'implantation des groupes armés syriens, qui ne correspondraient pas à la réalité, selon lui. Or cette localisation est cruciale, l'accord de cessation des hostilités entré en vigueur le 26 février ne s'appliquant pas aux djihadistes de l'Etat islamique (EI) et du Front al Nosra.

Le président du Haut Comité des négociations (HCN) de l'opposition dit avoir adressé un courrier au secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon pour protester contre les cartes publiées par le ministère russe de la Défense qui légitimeraient, dit-il, des frappes sur certaines positions dont sont pourtant absents l'EI et le Front al Nosra.

«Si elles (les cartes) sont prises au sérieux, elles provoqueraient une violation claire et nette de l'accord de cessation des hostilités», a-t-il dit.

Pas de solution fédérale

Riad Hijab, qui a catégoriquement rejeté la piste d'une solution fédérale avancée ces dernières semaines par la Russie, a par ailleurs réaffirmé que la formation d'une autorité gouvernementale de transition devait être la priorité des priorités des négociations sous l'égide des Nations unies entre représentants du régime et de l'opposition syrienne.

Bachar al Assad, a-t-il insisté, devra quitter le pouvoir dès la mise en oeuvre du processus de transition et être traduit devant la justice internationale.

Selon lui, «le peuple syrien n'acceptera pas qu'il soit là ou qu'il soit encore là à ce stade. Le combat ne pourra pas cesser tant qu'il ne sera pas déchu. Aussi longtemps qu'il sera là, cela continuera.» (nxp/ats)

(NewsXpress)

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