Actualisé 08.10.2012 à 09:28

Salon Zen à ParisL'optimisme, l'une des clés de la longévité

En temps de crise, l'optimisme et la gratitude sont les meilleurs antidotes au désespoir, clament les professionnels réunis jusqu'à aujourd'hui à Paris. Avec, en prime, des années en plus à vivre.

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Notre capacité à voir la vie du bon côté dépend pour moitié de nos gènes. (photo: dr)

Notre capacité à voir la vie du bon côté dépend pour moitié de nos gènes. (photo: dr)

«L'optimisme est en chacun d'entre nous et son impact sur notre longévité et notre goût de vivre est démontré», assure Philippe Gabilliet, professeur de psychologie, auteur de nombreux ouvrages sur le management et les stratégies d'anticipation, qui participe au salon Zen, du 4 au 8 octobre à Paris.

Mais comment être optimiste quand le quotidien est exténuant et déprimant? Dans le métro bondé, dans les embouteillages, le bruit, face au flot d'informations dramatiques, au manque de temps, d'argent, lorsqu'on est licencié ou qu'on tombe malade ?

«Commençons par arrêter de râler», affirme Christine Lewicki, coach en développement personnel en entreprise, auteur du livre «J'arrête de râler»(Ed. Eyrolles).

«Râler ne sert à rien, et en plus on se positionne en victime»

Cette «râleuse repentie» française, qui vit en Californie, a mis au point une méthode qui, dit-elle, a fait ses preuves: «21 jours pour se sevrer d'une habitude qui pollue la vie grâce à un bracelet que l'on change de poignet chaque fois que l'on se surprend à râler, remettant ainsi les compteurs à zéro». «Râler ne change rien. Cela nous coûte en énergie, en santé, nous nous punissons», explique-t-elle. «Arrêter de râler c'est arrêter de se positionner en victime: on décide que râler n'est plus une option et on commence à envisager les autres qui s'offrent à nous. On cultive la gratitude, tout ce qui va bien, les trésors ordinaires quotidiens», ajoute-t-elle. Elle insiste: «Ce n'est pas se forcer à ignorer les problèmes, c'est identifier ceux qui sont importants et les prendre en main».

Sept ans de plus à vivre

«Des études ont montré qu'en ressentant de la gratitude on gagne sept ans d'espérance de vie. Un changement physiologique intervient du seul fait qu'on est capable de dire merci», acquiesce Florence Servan-Schreiber, auteure de «trois kifs par jour et autres rituels recommandés par la science pour cultiver le bonheur»(Ed. Marabout), né de ses recherches à l'école de la psychologie positive américaine.

Trois kifs, «c'est repérer trois choses ou faits quotidiens pour lesquels on a envie de dire merci. Au bout d'une semaine on commence à s'émerveiller des choses ordinaires de la vie. Trois kifs deviennent 30 kifs et on savoure l'instant présent», ajoute-t-elle.

Résultat? «On prend plus de risques, il nous arrive plus de choses, on repart lorsqu'on tombe, on accepte le changement...» «Ce n'est pas réservé aux gens riches et en bonne santé. Au contraire, c'est particulièrement puissant dans les situations très difficiles», assure-t-elle, citant des recherches américaines sur les victimes collatérales du 11-Septembre: «celles qui s'en sont le mieux sorties, sont celles qui étaient capables de s'émerveiller des petites choses au quotidien».

«Notre capacité à être optimiste dépend d'un gène à 50%, les conditions extérieures à notre bonheur (emploi, logement, argent...) n'y contribuent que pour environ 10%. Les 40% restants dépendent de notre façon de voir la vie, du filtre que nous posons sur ce qui nous arrive.» (cam/afp)

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