Actualisé 07.08.2015 à 09:10

Etat islamique

L'otage croate effectuait son dernier jour de travail

L'inquiétude montait vendredi sur le sort de Tomislav Salopek à l'expiration d'un ultimatum de la branche égyptienne de l'EI, qui menace d'exécuter le trentenaire.

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29.06 La ville irakienne de Fallouja a été libérée de l'emprise de l'Etat islamique, mais elle a beaucoup souffert.

29.06 La ville irakienne de Fallouja a été libérée de l'emprise de l'Etat islamique, mais elle a beaucoup souffert.

Osamah Waheeb
31.05 Des jihadistes de l'Etat Islamique proposent des femmes sur le réseau social, pour les forcer à ce qu'ils appellent le «jihad sexuel».

31.05 Des jihadistes de l'Etat Islamique proposent des femmes sur le réseau social, pour les forcer à ce qu'ils appellent le «jihad sexuel».

Keystone/AP
24.05 L'ONU estime qu'il y a environ 50'000 personnes encore à Fallouja et qu'il est «important que les habitants puissent disposer de couloirs sûrs» pour fuir la ville.

24.05 L'ONU estime qu'il y a environ 50'000 personnes encore à Fallouja et qu'il est «important que les habitants puissent disposer de couloirs sûrs» pour fuir la ville.

Thaier Al-sudani

Depuis la Croatie, le père de l'otage a supplié les jihadistes égyptiens de laisser la vie sauve à son fils. «La seule et unique raison de son séjour dans votre patrie était de gagner de quoi nourrir ses enfants, rien de plus», a confié à l'AFP Zlatko Salopek dans sa maison familiale, à Vrpolje (est). Une vidéo mise en ligne mercredi montre Tomislav Salopek agenouillé aux pieds d'un homme cagoulé tenant un couteau. Lisant une feuille, il dit qu'il sera exécuté dans 48 heures si le gouvernement égyptien ne libère pas «des femmes musulmanes» emprisonnées.

La vidéo ne précise pas quand le compte à rebours a exactement commencé mais deux jours se sont écoulés depuis sa mise en ligne. Les autorités égyptiennes craignent que la décapitation d'un occidental effraie un peu plus les touristes, moins nombreux qu'avant, mais également les nombreuses entreprises étrangères présentes dans le pays, dans un contexte économique morose. Une exécution montrerait aussi les limites de la vaste campagne militaire engagée contre les jihadistes dans le Sinaï, leur bastion en Egypte.

Au moment de son enlèvement, le 22 juillet, Tomislav Salopek travaillait depuis quelques mois pour la société Ardiseis, filiale de la Compagnie Générale de Géophysique (CGG), une entreprise française spécialisée dans l'exploration du sous-sol. Ardiseis a confirmé l'enlèvement de son employé croate, membre d'une équipe d'analyse sismique. «C'était son dernier jour de travail pour la société française. Il s'apprêtait à rentrer à la maison le lendemain», a déploré son père Zlatko.

Une première pour la branche égyptienne de l'EI

Alors que le gouvernement croate a affirmé dès mercredi qu'il faisait de son mieux pour «résoudre dès que possible la situation difficile» dans laquelle se trouvait son ressortissant, la ministre des Affaires étrangères Vesna Pusic s'est rendue au Caire jeudi. Ce même jour, les plus hautes autorités égyptiennes assistaient à l'inauguration en grande pompe du «nouveau canal de Suez», dont elles espèrent qu'il ravivera l'économie du pays.

Lors de la cérémonie aux portes du Sinaï en présence de nombreux chefs d'Etat, le président Sissi a encore promis de «défaire» les insurgés. Tomislav Salopek, père de deux enfants, est le premier étranger enlevé et menacé de mort par la branche égyptienne de l'EI, connue sous le nom de Ansar Beït al-Maqdess jusqu'à son allégeance au groupe jihadiste qui sème la terreur en Irak et en Syrie.

Le mois dernier, elle a revendiqué sa première attaque contre une mission diplomatique en Egypte, un attentat contre le consulat italien au Caire qui a fait un mort. En décembre, elle avait affirmé avoir tué un Américain travaillant pour la société pétrolière Apache, près du Caire. Mais elle est plus particulièrement active dans la région du Sinaï, où elle multiplie les attaques sanglantes contre les forces de sécurité, et se fait d'ailleurs appeler «Province du Sinaï». (afp)

L'Etat islamique enlève plusieurs dizaines de chrétiens

Les combattants de l'Etat islamique (EI) ont enlevé plusieurs dizaines de familles chrétiennes dans une localité stratégique située dans la province syrienne de Homs, a affirmé vendredi l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH). Cette localité avait été tout juste prise par le groupe jihadiste. Selon l'OSDH, organisme installé en Grande-Bretagne, au moins 230 personnes ont été capturées, parmi lesquelles plusieurs dizaines de chrétiens. Certains d'entre eux se trouvaient alors dans une Eglise de Qaryatayn. Cette ville, prise dans la nuit par l'EI après des combats nourris, se trouve près d'une route reliant l'antique cité de Palmyre aux montagnes de Qalamoun, à la frontière avec le Liban.

En représailles à la répression des Frères musulmans

Les jihadistes affirment agir en représailles à la répression qui s'est abattue sur les partisans du président islamiste Mohamed Morsi après sa destitution par l'armée il y a deux ans. Plus de 1400 personnes, principalement des manifestants islamistes, ont été tuées dans les mois qui ont suivi cette destitution orchestrée par Abdel Fatah al-Sissi, ex chef de l'armée qui est devenu chef de l'Etat et a poursuivi la répression. M. Sissi bénéficie d'une cote de popularité élevée même s'il mène l'Egypte d'une main de fer depuis plus d'un an.

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