Actualisé 22.09.2017 à 00:17

UkraineL'OTAN pour des casques bleus dans l'est

Le patron de l'OTAN s'est dit jeudi favorable à l'envoi de casques bleus dans l'est ukrainien. Il en a parlé avec le chef de la diplomatie russe.

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Deux ports ukrainiens sur la mer d'Azov, Berdiansk et Marioupol, sont sous blocus russe, selon un ministre ukrainien. La Russie dément. (Jeudi 29 novembre 2018)

Deux ports ukrainiens sur la mer d'Azov, Berdiansk et Marioupol, sont sous blocus russe, selon un ministre ukrainien. La Russie dément. (Jeudi 29 novembre 2018)

AFP
Les soldats ukrainiens ont commencé à creuser des tranchées, après la validation de la loi martiale. (Jeudi 29 novembre 2018)

Les soldats ukrainiens ont commencé à creuser des tranchées, après la validation de la loi martiale. (Jeudi 29 novembre 2018)

Keystone
L'Ukraine a qualifié mercredi de «barbarie» la détention «illégale» de ses 24 marins et demande à l'Otan de déployer des navires en mer d'Azov. (28 novembre 2018)

L'Ukraine a qualifié mercredi de «barbarie» la détention «illégale» de ses 24 marins et demande à l'Otan de déployer des navires en mer d'Azov. (28 novembre 2018)

Keystone

Le secrétaire général de l'OTAN, Jens Stoltenberg, s'est déclaré jeudi favorable à l'envoi d'une force de casques bleus dans l'«ensemble» de l'Est ukrainien. Il a évoqué le sujet avec le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov en marge de l'assemblée générale de l'ONU.

M. Stoltenberg a noté qu'il y avait deux propositions sur la table à ce sujet, l'une de l'Ukraine, l'autre de la Russie. «J'accueille favorablement toutes les initiatives, dont la proposition russe, pour avoir une présence de l'ONU dans l'est de l'Ukraine. Ce qui est important, c'est que l'ONU soit présente dans l'ensemble de l'Est ukrainien et pas seulement sur la ligne de contact», a-t-il souligné.

La proposition russe d'envoyer une force de l'ONU en Ukraine, qui fait l'objet d'un projet de résolution à l'ONU, ne vise qu'à faire accompagner les observateurs de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) de casques bleus légèrement armés.

Kiev en veut plus

La proposition ukrainienne va bien au-delà. Kiev voudrait des casques bleus dans tout l'Est ukrainien, notamment le long de sa frontière avec la Russie pour empêcher l'arrivée sur son territoire d'armes ou d'hommes armés.

A la mi-septembre, le président russe Vladimir Poutine s'était dit favorable à un déploiement d'une force de l'ONU pour protéger les observateurs de l'OSCE dans tout l'est rebelle de l'Ukraine et plus seulement sur la ligne de démarcation comme suggéré auparavant.

Quelque 600 observateurs de l'OSCE sont chargés de contrôler le respect des accords de paix conclus entre l'Ukraine et la Russie sous les parrainages de la France et de l'Allemagne. À la fin avril, un collaborateur de l'organisation, un Américain, avait été tué dans l'explosion d'une mine au passage d'une patrouille.

Le conflit entre l'armée ukrainienne et les rebelles - soutenus militairement par la Russie, selon Kiev et les Occidentaux - a fait plus de 10'000 morts en près de trois ans et demi. Des heurts se produisent régulièrement malgré la signature des accords de paix de Minsk en 2015 et de régulières annonces de trêves. (nxp/ats)

Kiev fâche ses voisins en renforçant l'ukrainien à l'école

Le chef de l'Etat roumain Klaus Iohannis, qui a reporté deux rendez-vous officiels avec des dirigeants ukrainiens, a dit jeudi vouloir envoyer à Kiev un «signal fort» de protestation contre une récente réforme qui limite les cours dispensés dans les langues des minorités nationales au profit de la langue ukrainienne.

(NewsXpress)

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