Actualisé 17.01.2013 à 15:40

Législatives italiennes

L'outil anti-évasion fiscale fait polémique

Une polémique est née lors de la campagne des législatives italiennes à propos d'un instrument anti-évasion fiscale accusé par ses détracteurs d'être un «Big Brother fiscal».

Le «redditometro» («l'indicateur de richesse») doit entrer en vigueur cette année et concerner entre 35'000 et 40'000 personnes par an.

Le «redditometro» («l'indicateur de richesse») doit entrer en vigueur cette année et concerner entre 35'000 et 40'000 personnes par an.

La polémique faisait rage jeudi en Italie autour du «redditometro», instrument que le fisc s'apprête à mettre en place pour mener la chasse aux fraudeurs fiscaux, et qui s'est invité dans la campagne électorale pour les législatives du 24-25 février.

Conçu en 2010 pour aider l'administration fiscale à évaluer si les achats d'un contribuable sont cohérents avec ses revenus déclarés, le «redditometro» (littéralement «l'indicateur de richesse») doit entrer en vigueur cette année et concerner entre 35'000 et 40'000 personnes par an.

Pas un «Big Brother fiscal»

«Disons les choses clairement: il ne s'agit pas du Big Brother fiscal. Ce n'est pas un instrument de masse et il ne sera pas utilisé de cette façon», a expliqué Rossella Orlandi, l'une des initiatrices du projet au quotidien La Stampa jeudi, alors que l'entrée en vigueur de ce nouvel outil inquiète notamment les commerçants.

Pour l'heure, le texte final n'est pas encore rédigé, a tempéré Marco di Capua, directeur adjoint du fisc, en soulignant que seuls les écarts entre revenus et dépenses supérieurs à 1.000 euros par mois (12.000 euros par an) déclencheront des contrôles. «L'idée est de débusquer les gros fraudeurs et les faux pauvres», a-t-il souligné.

Vifs échanges

L'arrivée de cet outil a suffi à raviver la polémique sur les impôts qui occupe une bonne part de la campagne électorale. Les candidats en lice, notamment l'actuel chef du gouvernement Mario Monti et son prédécesseur Silvio Berlusconi ont récemment eu de vifs échanges sur l'IMU, taxe foncière très impopulaire que les Italiens ont dû acquitter en décembre.

M. Monti accuse M. Berlusconi d'avoir laissé le pays dans un tel état qu'il n'a eu d'autre choix que d'augmenter les impôts, tandis que son adversaire lui reproche d'avoir aggravé la situation de l'Italie en recourant excessivement à la rigueur. (afp)

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