Actualisé 07.04.2006 à 09:30

L'UBS passe à la caisse au Japon

L'UBS a mis fin à un litige l'opposant à la banque de négoce japonaise Sumitomo. Le numéro un bancaire suisse lui verse 86 millions de dollars (111 millions de francs).

L'accord signé avec l'établissement nippon satisfait toutes les revendications de ce dernier, a précisé vendredi l'UBS tout en soulignant ne reconnaître aucune faute. Le montant de 111 millions de francs sera provisionné dans les résultats du premier trimestre 2006 de l'unité UBS Investment Bank.

Le conflit remonte à 1999, lorsque Sumitomo a réclamé 91,7 milliards de yens (1,2 milliard de francs d'alors) à l'UBS et à la banque américaine Chase Manhattan. L'établissement nippon leur reprochait leur implication dans les énormes pertes qu'il avait essuyées sur le marché du cuivre.

Sumitomo avait accusé l'UBS et Chase Manhattan Bank d'avoir accordé inconsidérément des crédits à l'employé à l'origine de l'affaire du cuivre. L'UBS avait contesté toute légitimité aux revendications du spécialiste du négoce nippon.

Spéculations hasardeuses

Les spéculations hasardeuses du trader en chef pour le cuivre pendant une dizaine d'années avaient occasionné une perte de 2,6 milliards de dollars en 1996. Selon Sumitomo, le négociant avait emprunté 257,35 millions de dollars à l'Union de Banques Suisses (devenue depuis l'UBS en fusionnant avec la Société de banque suisse) et plus de 500 millions de dollars à Chase Manhattan.

Le groupe de l'archipel reprochait aussi aux deux banques de savoir que l'opérateur de négoce ne disposait pas de l'autorité nécessaire pour emprunter de telles sommes. Si les banques n'avaient pas été aussi accommodantes, les malversations du chef trader auraient été dévoilées plus rapidement.

Lorsque le scandale avait éclaté, Sumitomo avait déposé une plainte à l'encontre de son ancien employé. Ce dernier avait été condamné en 1998 à huit années d'emprisonnement pour escroquerie et falsification de documents. (ats)

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