Concordance: L'UDC doit-il retourner au gouvernement?
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ConcordanceL'UDC doit-il retourner au gouvernement?

Le gouvernement suisse a montré qu'il pouvait gouverner sans l'UDC, au moment où l'économie mondiale traverse une crise majeure.

Le PRD invite l'UDC à dire pourquoi elle veut revenir au gouvernement, rappelle le président de la Confédération Pascal Couchepin dans la presse.

«Je viens de lire que le président de mon parti, Fulvio Pelli, invite l'UDC à dire pourquoi elle veut revenir au gouvernement», a dit Pascal Couchepin, dans une interview publiée par «Le Temps» et le «Tagesanzeiger» vendredi. «Je salue ce questionnement. Quelqu'un pose enfin la bonne question: pas comment, mais pourquoi».

Un Suisse sur trois a voté UDC lors des dernières élections fédérales en 2007. Un siège, voire deux au gouvernement, semble donc lui être acquis. «Mais la seule arithmétique ne suffit pas», selon le Valaisan. L'UDC doit dire si elle veut travailler de façon constructive ou non avec les autres forces politiques en présence».

UDC: concordance ou opposition?

«Celui qui veut revenir au Conseil fédéral doit être prêt à chercher des solutions avec les autres partis, comme cela se pratique dans un gouvernement collégial. Un petit pays comme le nôtre ne peut pas se permettre les allers et retours à droite à gauche qu'impliquerait un système majorité-opposition».

«Nous sommes un pays d'une certaine manière fragile, avec nos communautés linguistiques, nos intérêts divers. La concordance est le système qui nous convient le mieux», selon le ministre radical.

Fragilité du «canot» suisse

«Pascal Lamy, le directeur de l'OMC, parlait à notre propos de 'l'effet canot'. Si l'on est sur un grand paquebot et que les passagers du pont intermédiaire font un peu les fous, cela n'a aucune importance. Sur un canot, cela peut faire chavirer l'embarcation.»

«C'est pour cela que nous avons besoin de la concordance. C'est à ceux qui veulent monter à bord de l'embarcation de dire quelle contribution ils entendent apporter à la stabilité», précise Pascal Couchepin.

Loin de ces métaphores navales, l'UDC tessinoise soutient quant à elle la candidature de Christoph Blocher. Mais consciente des chances «quasi nulles» de l'ex-conseiller fédéral, elle envisage d'appuyer le duo Maurer-Blocher.

20 places en tribune

On a par ailleurs appris vendredi que seules 20 places seraient disponibles en galerie pour le public lors de l'élection du successeur de Samuel Schmid le 10 décembre prochain, le reste étant attribué à des délégations officielles. Ces places seront distribuées par tirage au sort (ats)

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