Conseil fédéral: L'UDC menace de briguer le siège PLR
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Conseil fédéralL'UDC menace de briguer le siège PLR

Contrairement aux attentes, Eveline Widmer-Schlumpf n'est pas la seule à voir son siège au Conseil fédéral menacé lors de l'élection du 14 décembre prochain.

Alors que les partis du centre se cherchent, certains membres influents de l'UDC n'excluent pas d'attaquer un des deux sièges PLR lors de l'élection au Conseil fédéral du 14 décembre. L'une des options envisagées serait de prendre le fauteuil de Johann Schneider-Ammann.

Au cas où Eveline Widmer-Schlumpf est réélue et si l'on respecte la concordance, l'UDC aurait plus le droit d'obtenir deux sièges au Conseil fédéral que le PLR ou le PS, a déclaré à l'ats le conseiller national UDC Christoph Mörgeli confirmant une information de la «SonntagsZeitung». L'attaque d'un siège PLR serait par conséquent une option.

De son côté, le conseiller national argovien UDC Ulrich Giezendanner va proposer à son parti de conclure un contrat avec le PLR. Celui-ci contiendrait la clause suivante: tous les membres du PLR devraient reconnaître par écrit qu'ils donnent leur voix à un candidat UDC au lieu de réélire la conseillère fédérale Eveline Widmer-Schlumpf.

En contrepartie, l'UDC assurerait le PLR de ses voix pour l'élection de Didier Burkhalter et Johann Schneider-Ammann, a ajouté M. Giezendanner. La convention ne serait valable que si Eveline Widmer-Schlumpf n'est pas réélue.

Dans le cas contraire, une attaque d'un des deux sièges PLR pourrait être possible. Une décision du parti est toutefois encore nécessaire. L'une des options serait de prendre le siège du conseiller fédéral bernois Johann Schneider-Ammann au profit d'un UDC comme par exemple le conseiller aux Etats bernois Adrian Amstutz.

Adrian Amstutz, qui devrait conserver son siège lors du second tour des élections au Conseil des Etats, a déclaré à l'ats «qu'il ne souhaite pas devenir conseiller fédéral. Interrogée par l'ats, la centrale du parti n'a pas voulu faire de commentaire sur un tel scénario.

Collaboration ou fusion ?

De son côté, le président du PBD Hans Grunder a déclaré samedi à Chiètres (FR) lors d'une assemblée que son parti a besoin de travailler avec les «forces constructives» mais qu'il ne veut pas fusionner avec d'autres. Même si cela serait plus simple au niveau arithmétique en vue de l'élection au Conseil fédéral.

Pourtant, au PDC, des voix s'élèvent justement pour réclamer une fusion avec le PBD. Selon Franz Hollinger, président cantonal de la section démocrate-chrétienne argovienne, le PDC devrait ouvrir la discussion sur le sujet.

«Lors de la conférence des présidents de parti du PDC le 22 novembre, je vais déposer une motion pour une demande de fusion avec le PBD», a déclaré Franz Hollinger, confirmant un article du journal dominical «Sonntag». Cet organe n'a pas de pouvoir de décision mais cela sera un ballon d'essai, a-t-il ajouté.

Le centre s'est renforcé lors des élections fédérales, a ajouté M. Hollinger. «Maintenant, on doit montrer que l'on peut travailler ensemble et utiliser nos forces. Nous devons prendre le risque, qu'en cas de fusion certains électeurs PDC ou PBD ne votent plus pour nous».

Maillard-Berset

Samedi, les jeunes socialistes (JUSO) ont choisi un ticket Pierre- Yves Maillard et Alain Berset pour remplacer Micheline Calmy-Rey au Conseil fédéral. Les quatre candidats officiels à l'investiture socialiste se sont déplacés à Liestal (BL) devant les délégués de la Jeunesse socialiste.

Le conseiller d'Etat vaudois Pierre-Yves Maillard a remporté le plus de suffrages (94 voix) devant le conseiller aux Etats fribourgeois Alain Berset (79 voix), la conseillère nationale tessinoise Marina Carobbio Guscetti (75 voix) et le conseiller national valaisan Stéphane Rossini (53 voix). (ap)

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