Actualisé 15.12.2009 à 17:06

G. Logean, président jeunes UDC/VS«L'UDC n'a pas besoin d'une section gay»

Connu pour ses propos chocs contre l'homosexualité, le jeune politicien valaisan se distancie de la nouvelle section gay. Comme d'autres membres du parti.

de
Thierry Délèze

La création d'une section gay en Suisse alémanique divise la direction de l'UDC.

Pour plusieurs ténors du parti, une telle section est inutile. La direction de l'UDC a interdit l'utilisation du logo sur la page web de la section, actuellement en construction.

Le conseiller national valaisan Oskar Freysinger est contre des groupes parallèles à l'intérieur du parti, surtout lorsqu'ils défendent des positions différentes de la base, en l'occurrence le droit d'adoption pour couples homosexuels.

Son collègue zurichois, Hans Fehr, est du même avis. «Chacun peut vivre en privé comme il le souhaite, mais personne ne doit utiliser son homosexualité à des fins politiques» déclare-t-il à blick.ch.

Quant à Grégory Logean, qui avait défrayé la chronique durant l'été pour ses propos sur l'homosexualité, lui non plus ne voit pas la nécessité d'un tel groupe. «Je m'oppose à la banalisation de l'homosexualité et me distancie complètement de cette section. Nous ferions mieux de mettre notre énergie au service du parti. Je ne vois vraiment pas ce que ça peux nous apporter», estime-t-il.

Pour le jeune UDC, cette section est l'œuvre d'individus isolés qui cherchent, maladroitement, à attirer l'attention.

Co-initiateur du mouvement, le député bernois Thomas Fuchs est naturellement d'un tout autre avis: «5 à 10% des Suisses sont homosexuels, et il n'en va pas autrement à l'UDC. Il est donc important que nous nous organisions.»

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