Conseil fédéral : L'UDC ne s'en prendra pas au siège du PLR
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Conseil fédéral L'UDC ne s'en prendra pas au siège du PLR

Au nom de la concordance, le chef du groupe parlementaire Caspar Baader exclut de s'en prendre au PLR, lors de l'élection du 14 décembre, car celui-ci a droit à deux sièges au gouvernement.

Le premier décembre, Caspar Baader a dévoilé devant la presse le ticket UDC Zuppiger-Rime pour ravir un second siège au Conseil fédéral.

Le premier décembre, Caspar Baader a dévoilé devant la presse le ticket UDC Zuppiger-Rime pour ravir un second siège au Conseil fédéral.

«La concordance veut que les trois plus grands partis aient chacun deux sièges, le quatrième parti un siège. L'UDC, le PS et le PLR ont donc droit à deux sièges, le PDC à un», a affirmé mardi Caspar Baader à la radio alémanique DRS.

«La concordance est notre but, c'est pourquoi nous attaquons le siège du PBD». Le chef du groupe UDC a toutefois ajouté que si son parti n'obtient pas le siège de la bourgeoise démocratique Eveline Widmer-Schlumpf, «tout est possible».

Le conseiller national Jean-François Rime, candidat officiel de l'UDC au Conseil fédéral aux côtés du Zurichois Bruno Zuppiger, abonde dans le même sens. Dans la presse romande, le Fribourgeois a déclaré qu'une attaque du siège PLR de Johann Schneider-Ammann «n'est pas un sujet de discussion».

Et si l'UDC n'obtient pas un deuxième siège, «je ne pense pas que nous aurions intérêt à sortir du Conseil fédéral», a annoncé le Fribourgeois.

Avis divergents

Le président du parti Toni Brunner s'est montré moins décidé sur la question dans une interview parue dans la presse dominicale. Si le Parlement refuse d'élire un second démocrate du centre, toutes les options restent ouvertes, selon lui.

De même, il y a quelques semaines, les conseillers nationaux Christoph Mörgeli (ZH) et Ulrich Giezendanner (AG) envisageaient publiquement la possibilité d'attaquer un des deux sièges libéraux- radicaux.

Les groupes des partis aux Chambres fédérales se réunissent en séance mardi après-midi pour déterminer leurs stratégie en vue du 14 décembre et entendre, pour certains, des candidats au Conseil fédéral.

Le PLR se prépare à tout

Le groupe parlementaire libéral-radical laisse toutes les options ouvertes si Eveline Widmer-Schlumpf est réélue au Conseil fédéral le 14 décembre. Il fixera sa stratégie la semaine prochaine. Pour l'instant, il continue de soutenir la formule deux UDC, deux socialistes, deux PLR et un PDC.

Il y a une majorité théorique pour réélire Eveline Widmer- Schlumpf, a reconnu la cheffe du groupe Gabi Huber devant la presse. Si la «concordance est brisée», les libéraux-radicaux décideront alors de la suite des évènements. Il faut nous préparer à tout, a-t- elle répondu à la question d'une éventuelle attaque de l'UDC contre le siège du ministre PLR Johann Schneider-Ammann.

Gabi Huber a tenu à rappeler qu'il n'en allait pas de la personne d'Eveline Widmer-Schlumpf mais de la «concordance». Le groupe a pu auditionner mardi les quatre candidats UDC et socialistes au Conseil fédéral.

Aussi bien le Fribourgeois Jean-François Rime que le Zurichois Bruno Zupigger, à droite, ont été jugé éligibles. Idem, à gauche, du Fribourgeois Alain Berset et du Vaudois Pierre-Yves Maillard.

Le groupe PLR a également renouvelé sa direction. L'Uranaise Gabi Huber reste présidente, le Tessinois Ignazio Cassis succède à l'ex- conseillère nationale genevoise Martine Brunschwig-Graf à la vice- présidence. Le conseiller aux Etats zurichois Felix Gutzwiller reste vice-président.

Le PDC ne veut pas auditionner les candidats UDC

La réélection de la conseillère fédérale Eveline Widmer-Schlumpf semble en bonne voie. La grande majorité du groupe parlementaire PDC entend la soutenir, a dit le chef de groupe Urs Schwaller devant la presse.

Les démocrates-chrétiens n'entendent en revanche pas auditionner les deux candidats de l'UDC au Conseil fédéral, Bruno Zuppiger et Jean-François Rime. Quant à une attaque contre un siège PLR au gouvernement, il n'en est pas question pour l'heure, selon M.Schwaller.

Les Verts n'arrivent pas à choisir

Alain Berset et Pierre-Yves Maillard sont tout à fait prêts à endosser l'un comme l'autre la charge de conseiller fédéral, selon les Verts.

Après avoir auditionné les deux socialistes mardi, le groupe écologiste a décidé de laisser la liberté de vote.

Il est clair pour les Verts que le PS peut continuer à prétendre occuper deux sièges au Conseil fédéral. Que le choix se porte sur Pierre-Yves Maillard ou sur Alain Berset est laissé par le groupe à l'appréciation de ses membres, écrit-il.

Le groupe écologiste a répété son soutien aux candidatures PS, PDC et PBD le 14 décembre pour assurer une majorité au Conseil fédéral qui soit favorable à la sortie du nucléaire, précise-t-il dans un communiqué.

Il n'a pas encore décidé s'il auditionnerait quand même les deux candidats UDC. La discussion à ce propos se poursuit, a indiqué le président du groupe Antonio Hodgers. Quant aux deux candidats UDC, les Verts ne sont prêts à les auditionner que si leur parti combat également le PLR.

Vert'lib pour Berset

Le groupe parlementaire vert'libéral soutient à une grande majorité le socialiste Alain Berset pour l'élection au Conseil fédéral. En revanche, il ne dira que le 13 décembre pour qui d'Eveline Widmer-Schlumpf, Johann Schneider-Ammann ou un candidat UDC il va voter.

Une semaine sera nécessaire pour savoir qui le groupe vert'libéral soutiendra et à quel tour de scrutin, a dit mardi devant les médias Tiana Moser, cheffe du groupe parlementaire. Le groupe entend par contre soutenir les conseillers fédéraux sortants Simonetta Sommaruga, Doris Leuthard, Didier Burkhalter et Ueli Maurer.

Le groupe n'a pas arrêté sa stratégie concernant les sièges des conseillers fédéraux Eveline Widmer-Schlumpf et Johann Schneider- Ammann. La ministre PBD est proche des positions vert'libérales, notamment en matière de nucléaire, a toutefois souligné Tiana Moser.

Le groupe entend par contre voter pour les conseillers fédéraux sortants «non contestés» Simonetta Sommaruga, Doris Leuthard, Didier Burkhalter et Ueli Maurer.

Après avoir auditionné les candidats socialistes et UDC au Conseil fédéral, le groupe a décidé de soutenir à une grande majorité le conseiller aux Etats fribourgeois Alain Berset, en raison de ses positions sur les questions environnementales. Pierre- Yves Maillard est également un bon candidat, a assuré Tiana Moser.

En revanche, les parlementaires reprendront le 13 décembre la discussion sur les candidats UDC Jean-François Rime et Bruno Zuppiger.

(ats)

L'élection au Conseil fédéral en live

Mercredi 14 décembre dès 8h du matin, 20 minutes online retransmet en direct et en vidéo l'élection des sept conseillers fédéraux. Notre rédaction animera cette journée par des analyses d'experts, des témoignages sur place et vous permettra de poser vos questions à des spécialistes. Retrouvez toutes les informations sur 20minutes.ch ou sur nos pages facebook et twitter.

Auditions par le PLR: les UDC esquivent la question d'une attaque

Le groupe parlementaire libéral-radical a auditionné mardi les quatre candidats UDC et socialistes au Conseil fédéral. A l'issue des entretiens, les démocrates du centre ont sciemment esquivé les questions concernant une éventuelle attaque contre le siège de Johann Schneider-Ammann.

La question a été posée au sein du groupe PLR. «Mais ce n'était pas un sujet de discussion», a affirmé l'UDC fribourgeois Jean- François Rime devant la presse. Et d'affirmer que son parti espère pouvoir convaincre le PS et le PDC d'élire un Conseil fédéral composé de deux UDC, deux socialistes, deux PLR et un PDC.

Le Zurichois Bruno Zuppiger n'a pas été plus clair concernant la stratégie de son parti s'il n'arrive pas à déloger la PBD Eveline Widmer-Schlumpf. «C'est le parti qui décide et pas moi», a-t-il déclaré. «Si les autres brisent la concordance, je ne sais pas ce qui se passera».

Du côté des socialistes Alain Berset et Pierre-Yves Maillard, la confiance était de mise. Le Vaudois s'est toutefois fait remarquer en arborant cette fois une cravate. «C'est fait et comme ça on passe à autre chose», a commenté M.Maillard.

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