Actualisé 14.10.2015 à 10:11

Berne

L'UDC ne sait plus sur quel pied danser

L'UDC déboussole ses membres avec ses déclarations contradictoires sur sa volonté de quitter le Conseil fédéral s'il n'y obtient pas un second siège.

de
Pascal Schmuck, Zurich
Felix Müri (UDC/LU) a brouillé les cartes en évoquant un retrait du Conseil fédéral

Felix Müri (UDC/LU) a brouillé les cartes en évoquant un retrait du Conseil fédéral

Restera, restera pas? En déclarant haut et fort que l'UDC pourrait quitter le gouvernement s'il n'obtenait pas un second siège, le chef adjoint du groupe parlementaire à Berne, le Lucernois Felix Müri, a semé le trouble. Surtout dans les rangs de son parti, comme l'explique le Blickdans son édition du 14 octobre 2015.

Les cadors sont alors montés au front afin d'apaiser les tensions. La secrétaire générale ajointe Silvia Bär a très vite envoyé un courrier aux membres du groupe et aux présidents cantonaux dans lequel elle expliquait que le parti était prêt à prendre plus de responsabilité au Conseil fédéral.

Felix Müri n'est pas isolé

Le chef du groupe UDC, le Bernois Adrian Amstutz, a également désavoué son adjoint, tout comme le président Toni Brunner (SG) qui a déclaré que les déclaration de Felix Müri «n'avaient rien à voir avec la réalité».

Mais tous ne sont pas du même avis. Si le parti remporte les élections du 18 octobre et ne se voit pas proposer de second siège, «il faudra alors discuter de ce scénario», estime le Saint-Gallois Lukas Reimann. Et la Bernoise Nadja Pieren, également vice-présidente, dit «tout à fait comprendre» l'avis de Felix Müri, parce que «la voix de l'UDC est bâillonnée au Conseil fédéral».

Ueli Maurer très zen

Les silences d'autres ténors de l'UDC sont tout aussi assourdissants. Les Zurichois Christoph Mörgeli et Alfred Heer ne veulent pas s'exprimer tandis que les Argoviens Luzi Stamm et Ulrich Giezendanner ne veulent pas entendre parler d'opposition. Le second préférerait de son côté «s'attaquer à un siège du PS».

Felix Müri n'en démord pas. «Nous avons besoin d'un plan B dans le cas où nous échouons à éjecter Eveline Widmer-Schlumpf». Quant à Ueli Maurer, qui serait contraint de quitter le Conseil fédéral si cette ligne s'imposait, il s'est contenté de répondre par le biais de son porte-parole Peter Minder qu'il avait «pris connaissance des débats d'idées au sein du parti».

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