Actualisé 01.03.2016 à 10:02

GenèveL'UDC ouvre une enquête contre sa seule députée

Christina Meissner risque l'exclusion. Au nom du féminisme, elle a accepté la vice-présidence du Grand Conseil, au détriment d'un collègue plus dur.

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La députée UDC Christina Meissner a été élue à la première vice-présidence du Grand Conseil genevois le 25 février, contre l'avis de son parti.

La députée UDC Christina Meissner a été élue à la première vice-présidence du Grand Conseil genevois le 25 février, contre l'avis de son parti.

photo: Keystone/Martial Trezzini

Le comité directeur de l'UDC genevoise a ouvert une enquête à l'encontre de la députée Christina Meissner. Elle risque l'exclusion du parti, rapporte «Le Courrier». La semaine dernière, l'élue avait accepté la vice-présidence du Parlement, alors que sa formation avait décidé de présenter Patrick Lussi, un tenant de la ligne dure. C'est Ensemble à Gauche qui avait proposé la candidature de Christina Meissner, dont c'était le tour, mais que l'UDC avait souhaité écarter. Elle ne s'était pas dérobée. «En tant que femme et au nom des femmes, j'accepte», avait-elle déclaré. Patrick Lussi, à qui le perchoir s'est donc refusé, parle de «faits très graves» et d'une «rupture totale de confiance».

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