Sondage Isopublic: L'UDC perd des plumes
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Sondage IsopublicL'UDC perd des plumes

Si les Suisses devaient élire un nouveau Parlement aujourd'hui, la force électorale de l'UDC n'atteindrait que 22,8%, contre 29% lors des élections fédérales de 2007.

C'est ce que montre le dernier sondage Isopublic, publié dimanche par la «Sonntagszeitung».

Après avoir interrogé 1231 personnes, l'institut arrive à la conclusion que le dernier venu des partis politiques sur la scène fédérale, le Parti bourgeois-démocratique (PBD) s'est taillé une part de 4%. Le président de l'UDC Toni Brunner relativise ces chiffres et souligne les succès actuels de son parti.

«Le week-end dernier, nous avons par exemple gagné la votation sur le concordat d'harmonisation scolaire Harmos dans le canton de Nidwald, puisque la population a refusé d'y adhérer. En Argovie, lors du deuxième tour des cantonales, notre candidat a décroché un siège au Conseil d'Etat contre le PDC sortant. Et avec 40% de 'non' à la libre circulation, notre parti a dépassé sa force électorale».

Pas de muselière

Selon Toni Brunner, l'UDC ne traverse pas de crise. Tout au plus admet-il un manque d'assurance dû aux affrontements des différentes aileps du parti par médias interposés. hler Pas question pour autant de vouloir museler les personnalités qui composent l'UDC. «Mais nous sommes arrivés à un point où nous devons nous discipliner», lâche M. Brunner. «Le débat doit être ouvert, comme actuellement sur l'UBS, mais dès qu'une position est arrêtée, la minorité doit s'y soumettre», souligne le président.

Climat tendu

Depuis quelques temps, le climat est devenu particulièrement tendu au sein de l'UDC. Le conseiller national Peter Spuhler (TG) considère par exemple que son amitié pour Christoph Blocher s'est refroidie après les attaques personnelles de ce dernier. Ce n'est qu'une fois qu'elles cesseront que le leader de l'aile économique de l'UDC peut s'imaginer collaborer à nouveau.

Dans une interview au journal Sonntag, Peter Spuhler affirme que l'ancien conseiller fédéral a longtemps été pour lui un «grand exemple» à suivre en tant qu'entrepreneur et homme politique.

Les récentes attaques de Christoph Blocher, comme le terme de «ver dans le fruit» adressé à l'UDC thurgovienne ou les reproches de faiblesse, seront thématisées lors d'une rencontre commune. Celle-ci aura lieu avant même la séance du groupe parlementaire UDC vendredi prochain et consacrée aux tensions internes.

Peter Spuhler souhaite qu'avec son expérience, l'ancien conseiller fédéral et actuel vice-président de l'UDC endosse le rôle de «vieux sage» pour le parti et pour le groupe parlementaire. Or pour l'instant, «il est toujours au premier rang des franc-tireurs». (ats)

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