Suisse: L'UDC refuse toute rallonge pour l'armée
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SuisseL'UDC refuse toute rallonge pour l'armée

Une défense nationale basée sur la milice et la neutralité, assurée par la meilleure armée possible, le tout pour 4 milliards par an.

L'UDC soutient les démarches entreprises par son conseiller fédéral Ueli Maurer. Mais elle ne veut pas d'une hausse des dépenses militaires.

Le parti a demandé mardi au Conseil fédéral de présenter au moins trois variantes répondant au cadre financier actuel. Ces options devraient être présentées en même temps que le rapport sur la politique de sécurité, attendu début 2010.

Pour chaque option, les avantages et les inconvénients devraient être détaillés. Le gouvernement est aussi appelé à indiquer sa variante favorite ainsi que l'armée idéale qu'il souhaiterait et son prix.

Mais pas question de parler de rallonge budgétaire, comme l'ont fait le ministre de la défense ou le chef de l'armée. Il s'agit au contraire de savoir comment l'armée peut remplir sa mission avec les fonds dont elle dispose, soit environ quatre milliards de francs par an. Car «il n'est pas question pour l'UDC d'augmenter les dépenses fédérales et les impôts».

Avions dans la balance

Pour donner du poids à sa requête, le parti affirme que tant que la future conception de la défense nationale ne sera pas adoptée, il refusera tout achat d'armement, notamment celui d'avions de combat. «Nous n'avons pas de problème à soutenir l'acquisition mais nous voulons savoir quelle sera l'armée de demain avant d'investir», a dit le conseiller national neuchâtelois Yvan Perrin devant la presse.

L'Union démocratique du centre (UDC) a profité de l'occasion pour réitérer ses critiques contre une professionnalisation de l'armée ou toute tentative de rapprochement avec l'OTAN. Elle s'en est prise une nouvelle fois à la mauvaise gestion de son ex-conseiller fédéral Samuel Schmid. Et d'afficher clairement son soutien à Ueli Maurer, qu'il félicite d'avoir pris les choses en main dès son entrée en fonction. (ats)

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