Actualisé 13.07.2007 à 09:34

L'UDC utilise la criminalité des étrangers pour sa campagne

La criminalité et les étrangers serviront de socle à la campagne de l'UDC en vue des élections fédérales d'octobre.

A 100 jours du scrutin, le parti a présenté vendredi son initiative «pour le renvoi des étrangers criminels» en se posant en sauveur de la Nation.

L'UDC dresse un tableau très noir de la situation. «Notre quotidien est marqué par la hausse de la criminalité, la violence juvénile, par des étrangers refusant de s'intégrer et des abus croissants dans les assurances sociales. L'hospitalité de la Suisse est abusée sans aucune gêne», écrit le parti.

Et de brandir des statistiques alarmantes: «la part des étrangers aux délits d'effraction est supérieure à 60% et dépasse même 80% pour le trafic de drogues et les crimes violents. Quelque 70% de la population carcérale sont des étrangers». Pour l'UDC, cette situation est due au «laisser-faire» de la gauche «et des rêveurs multiculturels», majoritaires, selon elle, au Conseil fédéral et au Parlement.

Le parti s'en remet au peuple. Son initiative réclame qu'un étranger condamné pour meurtre, viol, brigandage, trafic de drogue, effraction, traite d'êtres humains ou abus des prestations sociales soit privé de son titre de séjour. Expulsé, il ne pourrait revenir en Suisse pendant 5 à 15 ans, voire 20 ans en cas de récidive. (ats)

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