Actualisé 24.07.2009 à 15:10

Automobile

L'UE autorise le rachat de Chrysler par Fiat

La Commission européenne a autorisé vendredi le rachat du constructeur automobile américain en difficulté Chrysler par l'italien Fiat.

Il doit permettre au premier de renaître de ses cendres et au second de se remettre de l'échec de l'acquisition d'Opel.

L'excutif européen a jugé que l'opération n'entraverait pas de manière significative la concurrence dans l'UE. L'examen de l'opération a montré que «les chevauchements horizontaux entre les activités de Chrysler et de Fiat étaient limités», a-t-il indiqué dans un communiqué.

»La concentration ne modifierait donc pas de manière sensible la structure concurrentielle des marchés de la construction et de la fourniture de voitures particulières» dans l'UE, a-t-elle estimé.

La Commission a également «examiné les effets verticaux susceptibles de découler de l'opération en raison de la présence de Fiat sur un certain nombre de marchés tels que les dispositifs d'éclairage pour véhicules et les systèmes de transmission qu'achètent les constructeurs de voitures particulières».

»Il est ressorti de l'examen de la Commission que l'opération ne poserait pas de problèmes de concurrence» là non plus, n'empêchant pas l'accès des concurrents à ces éléments nécessaires à la fabrication de leurs véhicules, selon le communiqué.

Chrysler et Fiat ont finalisé en juin un accord permettant le rachat des actifs du premier par le second, sortant ainsi le nouveau Chrysler d'un processus de règlement judiciaire.

Cette société, qui prendra le nom de Chrysler Group LLC, sera contrôlée initialement à 20% par Fiat, qui n'apporte pas d'argent mais sa technologie et de nouveaux modèles. Sa participation montera par étapes jusqu'à 35% sous réserve que certains objectifs définis à l'avance soient remplis.

L'italien pourra prendre à terme le contrôle du groupe, une fois remboursés les fonds avancés par l'Etat américain pour permettre la survie du constructeur - 6 milliards de dollars à ce jour.

Retour aux Etats-Unis

Grâce à cette alliance, Fiat s'ouvre les portes du marché américain, sur lequel il veut revenir avec sa mascotte, la Fiat 500, et sa marque Alfa Romeo. Alfa Romeo n'était plus présente depuis 1995 aux Etats-Unis et Fiat depuis 1983.

Pour le groupe italien, poids moyen du secteur qui compte profiter de la crise pour s'élever dans la hiérarchie mondiale de l'automobile, la concrétisation de l'opération va lui permettre de rebondir après avoir échoué à reprendre Opel, filiale d'un autre groupe américain en difficulté: General Motors. (ats)

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