Actualisé 04.02.2009 à 21:16

Guantanamo

L'UE doit coopérer pour fermer la prison

Le Parlement européen a invité mercredi les Vingt-sept à coopérer avec la nouvelle administration américaine pour l'aider à fermer la prison de Guantanamo.

Notamment en acceptant de recevoir d'anciens détenus sur leur sol.

Ils doivent contribuer «à garantir, en priorité, un traitement équitable et humain à tous les détenus», affirme le parlement dans une résolution adoptée par 542 voix contre 55 et 51 abstentions.

La France, l'Espagne, l'Italie, le Portugal, la Grande-Bretagne et la Finlande se sont déjà dits prêts à examiner au cas par cas la situation de ceux qui ne pourraient être ni jugés, ni renvoyés vers leur pays d'origine sous peine d'y subir de mauvais traitements.

A ces pays, s'ajoute la Hongrie, qui a dit mercredi être prête à envisager l'accueil d'anciens prisonniers de la prison militaire américaine dans le cadre d'un accord entre l'Union européenne (UE) et Washington.

Une soixantaine de détenus sont concernés sur les quelque 250 actuellement présents sur la base américaine.

Consultations mutuelles prévue

Barack Obama s'est engagé dès son entrée en fonction, le 21 janvier, à fermer rapidement la prison de Guantanamo, installée en 2002 sur une base militaire de l'île de Cuba pour accueillir de présumés terroristes.

Le Parlement européen en avait demandé la fermeture à plusieurs reprises en estimant que la détention de ces suspects hors de tout contrôle judiciaire violait les droits fondamentaux.

Le texte de la résolution précise que les Etats membres «sont tenus de se consulter mutuellement sur les incidences éventuelles (de l'accueil d'ancien détenus de Guantanamo) sur la sécurité publique au sein de l'UE».

En Suisse, seul le canton de Genève s'est pour l'heure dit prêt à accueillir des ex-détenus de Guantanamo. (ats)

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