Actualisé 23.12.2019 à 23:03

Europe

L'UE se fixe trois objectifs pour un accord post-Brexit

Le négociateur en chef pour l'Union européenne Michel Barnier a fixé trois objectifs pour ratifier un accord post-Brexit avec le Royaume-Uni d'ici fin 2020.

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L'équivalent de plus de 4 milliards de francs ont été dépensées par le Royaume-Uni entre juin 2016 et mars 2020 pour se préparer au Brexit. (Jeudi 5 mars 2020)

L'équivalent de plus de 4 milliards de francs ont été dépensées par le Royaume-Uni entre juin 2016 et mars 2020 pour se préparer au Brexit. (Jeudi 5 mars 2020)

AFP
La délégation britannique est menée par David Frost, un des très rares hauts diplomates à croire dur comme fer au Brexit. (Lundi 2 mars 2020)

La délégation britannique est menée par David Frost, un des très rares hauts diplomates à croire dur comme fer au Brexit. (Lundi 2 mars 2020)

Keystone
La secrétaire d'Etat française aux Affaires européennes s'est dit vendredi à Londres confiante: selon elle, un accord sur la future relation entre le Royaume-uni et l'UE est possible. (Vendredi 28 février 2020)

La secrétaire d'Etat française aux Affaires européennes s'est dit vendredi à Londres confiante: selon elle, un accord sur la future relation entre le Royaume-uni et l'UE est possible. (Vendredi 28 février 2020)

Keystone

L'Union européenne se fixe trois objectifs pour parvenir d'ici la fin de l'année prochaine à un accord sur sa future relation avec le Royaume-Uni après le départ de celui-ci de l'Union, a indiqué son négociateur Michel Barnier.

S'entendre et ratifier une relation post-Brexit d'ici la fin de 2020 comme le demande le premier ministre britannique Boris Johnson «sera un immense défi, mais nous ferons tout notre possible, même si nous ne pourrons pas tout réaliser», affirme-t-il dans une tribune sur le site web Project Syndicate.

Les deux parties n'auront que 11 mois pour s'entendre après le départ de la Grande-Bretagne de l'UE le 31 janvier. Boris Johnson refuse de demander une prolongation au-delà de 2020.

«Résolutions du Nouvel An»

Michel Barnier a trois objectifs, qu'il qualifie de «résolutions du Nouvel An», pour les prochaines discussions.

Sur les questions internationales, «l'Union européenne continuera de s'engager de manière positive avec le Royaume-Uni, tant au niveau bilatéral que dans des forums mondiaux tels que les Nations unies, l'Organisation mondiale du commerce et le G20», a-t-il assuré.

La sécurité sera plus problématique, car «le même degré de coopération pour le partage des données n'est tout simplement pas possible avec un pays tiers qui se trouve en dehors de l'espace Schengen», a-t-il averti. «La lutte contre le terrorisme, les cyberattaques et les autres tentatives de miner nos démocraties exigera un effort commun».

Enfin, «tout accord de libre-échange doit prévoir des règles équitables en matière de normes, d'aides d'Etat et de questions fiscales», a-t-il insisté.

«Si nous atteignons ces trois objectifs, nous aurons tiré le meilleur parti de l'année prochaine», a-t-il souligné.

Accord commercial «ambitieux»

Le dernier point sera difficile. Vendredi, Boris Johnson a déclaré qu'un accord commercial «ambitieux» serait conclu «sans alignement sur les règles de l'UE, mais plutôt avec un contrôle de nos propres lois et des relations étroites et amicales».

Cette déclaration inquiète à Bruxelles car elle signifie qu'il pourrait chercher à faire de la Grande-Bretagne un nouveau Singapour, essayant de vendre des marchandises dans l'UE à un prix plus bas en abaissant le niveau des normes qui protègent les travailleurs, les consommateurs et l'environnement.

Michel Barnier a averti que seul un simple accord commercial pourra être conclu d'ici fin 2020 et qu'il devra «très probablement être élargi dans les années à venir» à d'autres secteurs, selon cette tribune. (nxp/afp)

Pour Noël, Johnson appelle les Britanniques à ne «pas trop se disputer»

Le Premier ministre britannique Boris Johnson, qui depuis sa victoire électorale se pose en rassembleur d'un pays fracturé par trois ans et demi de crise autour du Brexit, appelle les Britanniques à ne «pas trop se disputer», dans son message de Noël.

(NewsXpress)

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