Élections: L'UE va travailler avec le futur gouvernement turc
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ÉlectionsL'UE va travailler avec le futur gouvernement turc

Avec la crise migratoire, l'UE veut qu'Ankara renforce la surveillance des frontières. L'OSCE a pour sa part condamné les pressions subies par les médias.

L'Union européenne s'est engagée à travailler avec le futur gouvernement turc, après les élections de dimanche marquées par la victoire du parti du président Recep Tayyip Erdogan. Bruxelles attend maintenant les premières conclusions des observateurs internationaux.

«Les élections de dimanche en Turquie, qui ont été marquées par un taux de participation élevé, ont réaffirmé l'engagement fort du peuple turc pour les processus démocratiques», ont affirmé dans un bref communiqué la cheffe de la diplomatie européenne, Federica Mogherini, et le commissaire à l'élargissement, Johannes Hahn.

«L'Union européenne va travailler avec le futur gouvernement afin d'améliorer le partenariat avec la Turquie et de continuer à faire progresser notre coopération dans tous les domaines pour le bénéfice de tous les citoyens», poursuivent les deux responsables européens.

L'enjeu de la crise migratoire

Avec la crise migratoire, l'UE veut qu'Ankara accueille davantage de réfugiés et renforce la surveillance des frontières en échange de moyens, de la relance des discussions sur sa candidature à l'UE, et d'un accès facilité aux visas.

Dans son communiqué, l'UE disait aussi «attendre avec impatience les premières conclusions présentées notamment lundi par l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE). La semaine dernière, l'UE avait fait part de sa «préoccupation» après la prise d'assaut par la police de deux chaînes de télévision proches de l'opposition.

L'OSCE déplore les violences pendant la campagne

Les observateurs de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) ont déploré lundi le climat de «violence» de la campagne des élections législatives en Turquie. Il est reproché au gouvernement turc ses pressions sur la presse indépendante.

«La campagne a été ternie par la violence», a estimé l'OSCE dans un rapport conjoint avec le Conseil de l'Europe et le Parlement européen. S'ils se sont réjouis du «vaste éventail politique» offert aux électeurs turcs, les observateurs ont jugé que ces violences avaient «entravé les capacités des candidats à mener une campagne libre», notamment dans le sud-est à majorité kurde du pays.

Liberté de la presse

L'OSCE a en outre condamné «des interventions dans l'autonomie éditoriale des médias» de la part du régime du président Recep Tayyip Erdogan.

Lors d'une conférence de presse à Ankara, le député suisse du Conseil de l'Europe Andreas Gross a estimé que, si le scrutin avait été «libre», la campagne s'était déroulée d'une manière «inéquitable» pour les partis d'opposition. «La campagne a été marquée par beaucoup trop de peur et la peur est l'ennemie de la démocratie», a-t-il souligné.

«Les médias subissent d'importantes pressions dans ce pays. La liberté de la presse est une question qui suscite de profondes inquiétudes», a renchéri Ignacio Sanchez Amor, chef de la délégation de l'Assemblée parlementaire de l'OSCE. (nxp/ats)

(NewsXpress)

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