Bâle: L'UKP doit améliorer sa sécurité
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BâleL'UKP doit améliorer sa sécurité

La Clinique psychiatrique universitaire (UPK) de Bâle doit améliorer sa sécurité, selon une enquête exigée après l'évasion qui a coûté la vie à une personnes en mars dernier.

Les mesures de sécurité doivent être renforcées dans le secteur fermé de la Clinique psychiatrique universitaire (UPK) de Bâle. C'est le résultat d'une enquête externe exigée après l'évasion en mars dernier d'un homme qui a tué une personne et blessé sept autres dans sa fuite.

Les deux experts ont présenté leur rapport jeudi à Bâle. L'ancien vice-commandant de la police de Bâle-Ville Beat Schüpbach et l'ex- conseiller d'Etat zougois Hanspeter Uster constatent que des mesures de sécurité existent, mais elles sont mal structurées.

De l'avis des experts, l'UPK a besoin d'élaborer un concept global de sécurité basé sur la gestion du risque. Considérer l'UPK comme un hôpital plutôt que comme une prison peut avoir des conséquences fatales, soulignent-ils.

Analyse des risques

Le meilleur moyen pour renforcer la sécurité est de procéder systématiquement à une analyse des risques que chaque patient peut représenter. Des améliorations dans la conception du bâtiment sont aussi recommandées. Elles devraient coûter un million de francs.

Les responsables de l'UPK veulent mettre en place les mesures proposées par les experts. L'objectif est d'empêcher que le drame du mois de mars puisse se reproduire, a déclaré Konrad Widmer, président du conseil d'administration de l'UPK.

Les premières mesures ont été prises peu de temps après les événements du printemps, a précisé le médecin-chef Marc Graf. De son point de vue, la Clinique psychiatrique universitaire fonctionne avec une sécurité suffisante.

Pas de sécurité absolue

La sécurité à 100% n'existe pas, soulignent les deux experts. Ouverte en 1997, l'UPK n'a pas été conçue comme un établissement de haute sécurité. Elle accueille actuellement 32 adultes et 8 jeunes. Environ 70 patients y suivent un traitement ambulatoire.

Le 13 mars, un Macédonien de 27 ans souffrant de graves troubles psychiques a réussi à s'échapper de l'UPK où il était traité depuis 2007. Dans sa fuite, il s'est emparé de la voiture d'un automobiliste arrêté à un feu rouge.

Avec ce véhicule, l'homme a roulé à vive allure en direction du centre de Bâle. Sur son chemin, il a heurté huit personnes. Une cycliste de 46 ans a été tuée. Le forcené a ensuite abandonné la voiture avant d'être intercepté par trois passants.

(ats)

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