Actualisé 02.03.2013 à 11:53

Combiné nordiqueL'ultime bond pour Seppi Hurschler

Samedi à Val di Fiemme (It), le Nidwaldien (29 ans) a mis un terme à sa carrière. La gorge serrée, il a expliqué son choix.

von
Oliver Dufour
Predazzo
Seppi Hurschler a effectué son dernier saut à Predazzo.

Seppi Hurschler a effectué son dernier saut à Predazzo.

Le natif de Stans, 20 ans de carrière derrière lui, avait fait ses débuts en Coupe du monde en mars 2002 à Lahti (Fin), où il avait déjà marqué ses premiers points dans l'élite. Un an plus tard, le polyvalent athlète avait participé à ses premiers championnats du monde, à Val di Fiemme. Dix ans plus tard, dans la même vallée des Dolomites, il a choisi de tourner la page, à l'occasion de ses cinquièmes Mondiaux. A trois reprises (2002, 2006 et 2010), le Nidwaldien a aussi représenté la Suisse aux Jeux olympiques.

Samedi, il a concouru une dernière fois avec son compère Tim Hug, dans le sprint par équipes. Il s'est confié après son ultime envol sur le grand tremplin de Predazzo. Non sans émotions.

-Seppi Hurschler, quels sentiments vous animent en ce jour spécial?

-C'est un moment très émotionnel. Tout se mélange. C'est difficile à décrire exactement.

-Vous réalisez que tout s'arrête là?

-C'est difficile. Ca a fait partie de ma vie pendant vingt ans. Et là, je ne vais vraisemblablement plus jamais sauter. D'un côté, il y a de la légèreté, mais aussi de la mélancolie. Ca m'a apporté quelques uns des meilleurs moments de ma vie.

-Lequel retiendriez-vous, en particulier?

-Je ne sais vraiment pas. Il y a tellement de bons moments avec les collègues et les amis. J'ai vu beaucoup de choses, je me suis beaucoup entraîné... Même si je suis parfois passé de très peu à côté d'un gros succès.

-Le plus mauvais souvenir, dans ce cas?

-Ca n'a rien à voir avec le sport, mais c'est quand ma femme est tombée malade du cancer. Elle est décédée en 2010. Elle m'a toujours incité à continuer quoiqu'il arrive, mais ce n'était bien sûr pas évident. Je pense beaucoup à elle.

-Vous avez pris exactement 100 départs en Coupe du monde et vous ne participerez pas aux derniers concours de la saison, à Lahti et à Oslo. C'était pour terminer sur un chiffre rond?

-Non, mais je trouvais bien de finir sur un apogée, ici aux Mondiaux. Et je commence dès lundi à Davos une formation continue dans l'enseignement des sports de neige.

-Avant ça, il vous reste ce dernier concours par équipe avec Tim Hug. Quelles sont vos attentes?

-Pour commencer, j'aurais préféré avoir mieux sauté, mais ça n'a pas été le cas. On ne sera pas aux avant-postes (ndlr: la Suisse occupait le 14e et dernier rang après le saut; la manche de ski de fond a lieu samedi dès 15h). On verra. Le but est de tout donner une dernière fois avec plaisir.

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