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Université de LausanneL'uni fait volte-face, les étudiants crient victoire

L'institution a fait machine arrière sur sa première idée de politique de comptabilisation des échecs lors des prochains examens.

par
ywe
Keystone

Les modalités prévues pour les examens de fin de semestre avaient fait hurler les étudiants de première année. L'Université de Lausanne leur annonçait, il y a deux semaines, qu'au contraire de tous les autres étudiants, leurs échecs aux examens seraient comptabilisés, alors que, pour les autres, ils seraient passés sous le tapis. Le but était, entre autres, d'éviter une surpopulation d'étudiants en première à la prochaine rentrée si l'on donnait une chance de plus à ceux qui auraient échoué.

Les étudiants se sont mobilisés via des pétitions et la Fédération des associations d'étudiants (FAE) a été jointe aux discussions avec la direction. Cette dernière leur a fait savoir son retour en arrière ce samedi. «Les dernières annonces des autorités politiques confirment que seuls des examens à distance pourront être organisés pour la session de juin», note la rectrice Nouria Hernandez, qui y voit une «complexité accrue» qui ne permettra pas, quoi qu'il arrive, de «préserver les conditions habituelles pour le prochain semestre». Dès lors, les premières années auront le même traitement que les autres. Les réactions ont été positives chez la FAE et chez bon nombre d'étudiants sur les réseaux sociaux.

Ils veulent une validation automatique

La bonne nouvelle aurait pu satisfaire tout le monde... eh bien, non. Le syndicat d'étudiants SUD, lui, s'est montré plus acerbe. Tout en se félicitant d'une «victoire contre la discrimination», il s'est fendu d'un communiqué de presse au ton belliqueux. «La direction n'admettra jamais que c'est sous pression qu'elle a dû reculer, car cela reviendrait à encourager la contestation», lit-on dans le communiqué. Pour le syndicat, ce pas en faveur des étudiants ne semble pas suffire.

«Les conditions ne sont absolument pas réunies pour que les examens puissent se dérouler de manière satisfaisante. C'est une mascarade basée sur une foi absurde en l'évaluation certificative, et une expérience de darwinisme social qui ne montrera qu'une chose: les mieux lotis socialement et psychologiquement survivront, les autres disparaîtront», dénonce le syndicat, qui appelle à la validation automatique du semestre pour tous les étudiants.

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