Actualisé 05.12.2007 à 20:30

L'union sacrée des unis pour les sciences de la vie

La Suisse veut devenir leader mondial dans la biologie
systémique. Un secteur jugé prometteur.

La biologie systémique est la suite logique des projets actuels de déchiffrement du patrimoine génétique humain et de nombreux autres génomes de plantes, d'animaux et de micro-organismes. La branche vise à pouvoir un jour non seulement orthographier le langage de la vie comme on le fait aujourd'hui, mais aussi à pouvoir apprendre à le lire et à le comprendre. «Réussir à lire tous les mots dans un dictionnaire ne suffit pas encore pour comprendre un texte, il faut pour cela connaître la grammaire et la syntaxe», a expliqué hier Rudolf Aebersold, président du comité de direction scientifique de SystemsX.ch, fondé par les milieux académiques du pays. Quelque 400 millions devraient être investis ces prochaines années.

Le Parlement a affecté cet automne 200 millions de francs au soutien de la biologie systémique pour les années 2008 à 2011. Pour pouvoir profiter des fonds de la Confédération, les universités bénéficiaires devront contribuer pour une somme équivalente. Le secteur privé a investi quelque 8 millions jusqu'ici.

«Les sciences de la vie sont un thème essentiel. Pour que la Suisse puisse progresser, la politique scientifique doit être assez souple pour saisir les opportunités», a fait valoir le secrétaire d'Etat à l'Education et à la Recherche, Charles Kleiber. Les projets de recherche, de technologie et de développement approuvés pourront démarrer à partir du printemps prochain.

(mme/ats)

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