Curling: L'unique Genevois des JO vise une médaille

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CurlingL'unique Genevois des JO vise une médaille

Un seul athlète originaire de la Cité de Calvin a gagné son ticket pour les Jeux de Sotchi. Mais le curleur Benoît Schwarz peut le transformer en métal précieux.

par
Robin Carrel
Sotchi
Les joyeux drilles de l'équipe de Suisse de curling posent pour la postérité. De gauche à droite, Benoît Schwarz, Sandro Trolliet, Sven Michel, Simon Gempeler et Claudio Paetz.

Les joyeux drilles de l'équipe de Suisse de curling posent pour la postérité. De gauche à droite, Benoît Schwarz, Sandro Trolliet, Sven Michel, Simon Gempeler et Claudio Paetz.

Le Suisse de 23 ans a plutôt l'habitude de retrouver le Team Adelboden de Sven Michel, récent champion d'Europe, face à lui. Mais pour les JO, c'est en qualité de remplaçant de luxe qu'il a intégré l'équipe bernoise. Interview, à trois jours d'une entrée en lice musclée face à la Suède et au Canada, champion et vice-champion du monde en titre.

Vous êtes en Russie depuis deux jours, comment cela se passe-t-il?

Très bien, à part quelques imprévus à l'aéroport en arrivant. Il y avait pas mal de monde, mais on a fini par y arriver. Du côté de l'organisation, il n'y a rien à redire. Tous les athlètes sont très contents. Au sein du village, tout se passe très bien. Les chambres et le lieu sont magnifiques. Au Parc Olympique, les stades sont superbes. Non, vraiment très heureux d'être ici.

C'est idéal pour préparer le tournoi...

Je pense, oui. Nous n'avons pas encore pu tester la glace, mais c'est une habitude quand on arrive sur un tournoi majeur. On a cette expérience, avec cette équipe. A mon avis, nous sommes prêts. Nous nous sommes bien entraînés, avec de bonnes sessions.

En tant que Champion d'Europe, vous serez parmi les favoris.

Je n'en suis pas sûr. Nous faisons plutôt partie des gros outsiders. On sait que nous formons une bonne équipe, que nous pouvons très bien jouer et battre les autres formations. Maintenant, venir à bout de toutes lors du même tournoi, c'est difficile. La compétition sera très ouverte et tout pourra se passer. On se prépare à ça.

Le rôle de remplaçant est un peu différent, non?

C'est un peu spécial à gérer, c'est vrai. Mais c'est un poste dont je commence à avoir l'habitude. Je l'ai souvent été au sein de l'équipe de Suisse et à chaque fois, j'ai eu l'occasion de jouer plusieurs matches. Je connais mon rôle: tant que je n'ai pas à évoluer, je n'ai pas trop de pression et si la situation fait que je dois faire mon apparition, je serai prêt pour cela. Je ne me fais pas trop de soucis.

Mais les JO, c'est un peu particulier tout de même?

Bien sûr! On se réjouit encore un peu plus, évidemment. Tous ces journalistes, ce public, c'est vraiment magnifique. Mais nous, nous faisons exactement la même chose qu'à l'entraînement. Nous plaçons des pierres et nous en enlevons. C'est aussi bête que ça (rires). Si on prend du plaisir, cela se passera très bien.

Vos maillots seront un peu spéciaux, paraît-il.

Jusqu'à maintenant, il n'y avait que le nom et le mot «Suisse»... Je trouvais qu'il manquait une belle croix blanche, quelque chose qui représente bien notre pays. Alors j'ai discuté avec le coach national et la Fédération pour savoir si on ne pouvait pas faire quelque chose et j'ai dessiné un logo pour nos T-shirts. Ils ont accepté et je suis supercontent qu'on ait de jolis maillots grâce à cela.

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