Genève: L'Université a de nouveau la confiance de la Cité

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GenèveL'Université a de nouveau la confiance de la Cité

L'Université de Genève jouit d'une confiance retrouvée au sein de la Cité, se réjouissent le Conseil d'Etat et le rectorat.

L'adoption dimanche de la nouvelle loi régissant l'institution lui permettra «d'entrer de plain-pied dans le XXIe siècle».

Charles Beer, le magistrat chargé de l'éducation, s'est félicité devant les médias de l'ampleur du «oui» (72%). Pour lui, le rejet du référendum aura permis de confirmer la légitimité de la réforme, aboutissement d'un travail de deux ans et demi et reflet d'un «consensus remarquable» entre les partis politiques pour le bien de l'institution.

La nouvelle loi donne les coudées franches à l'Université pour maintenir et renforcer son positionnement dans le paysage académique suisse et européen. Elle lui permettra d'aller de l'avant dans ses projets en matière de recherche et d'enseignement supérieur, a relevé le conseiller d'Etat.

Organes de cadrage

Le recteur Jean-Dominique Vassalli se montre aussi très satisfait de ce «très bon résultat». Il s'attendait à ce qu'une partie de la population exprime sa peur, suivant les arguments des opposants qui brandissaient la menace d'une «privatisation». «Les électeurs ont compris que la loi contient des organes de cadrage et de contrôle nouveaux.»

Le Grand Conseil conservera la haute main sur l'alma mater en lui fixant des objectifs quadriennaux. Les responsabilités au sein de l'institution seront clarifiées et la capacité de décision améliorée, se félicite le recteur. L'équipe dirigeante pourra mener plus efficacement sa politique, notamment pour renforcer la position de Genève dans ses domaines de compétence de pointe.

Plus globalement, le Conseil d'Etat genevois se réjouit d'avoir été suivi sur les trois objets cantonaux. Outre la loi sur l'Université, les Genevois ont largement accepté le contreprojet à l'initiative anti-dettes. «Ce vote s'inscrit dans le droit fil de la politique budgétaire du Conseil d'Etat», souligne Charles Beer. (ats)

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