Nouvelle filière d'études: L'Université de Neuchâtel et la BCN s'unissent
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Nouvelle filière d'étudesL'Université de Neuchâtel et la BCN s'unissent

L'Université de Neuchâtel et la Banque cantonale neuchâteloise (BCN) ont conclu jeudi une convention de partenariat pour la création d'une filière d'étude dans le domaine du territoire et de la gestion de ses ressources.

Ce pôle de compétence sera unique en Suisse romande.

Le contrat de collaboration a été cosigné par la rectrice de l'Université Martine Rahier et le directeur de la Banque cantonale neuchâteloise (BCN) Jean-Noël Duc. L'accord porte sur le financement de deux postes de professeur par la BCN pendant quatre ans à raison de 250'000 francs par année.

Le pôle de compétence prévu institue une collaboration entre les facultés de droit et des lettres, par l'intermédiaire de l'Institut de géographie humaine. Pour les étudiants en droit, le cursus envisagé ouvre une perspective de master avec spécialisation dans le domaine de l'urbanisme et de l'aménagement du territoire.

Pour les étudiants en lettres, il représente une possibilité de master en géographie avec orientation sur les aspects juridiques de l'aménagement du territoire. La recherche au sein du futur pôle de compétence portera sur l'ajustement des territoires politiques et du cadre législatif à l'évolution sociale.

Inadéquation

«La société évolue aujourd'hui de façon plus rapide que les cadres légaux», a indiqué à ce sujet Ola Söderström, professeur à l'institut de géographie. Lors d'une conférence de presse, il a souligné l'importance du droit dans les questions relatives à la mobilité, aux migrations et à la notion de territoire.

Les territoires politiques et les cadres législatifs hérités du 19e siècle manquent de pertinence en regard de l'évolution socio- économique, a déclaré pour sa part Piermarco Zen-Ruffinen, professeur à la faculté de droit. Selon lui, la perspective de développement durable implique une évolution de l'ordre juridique.

Convergence d'intérêt

En tant qu'organe de prêts hypothécaires, la BCN a tout intérêt à promouvoir la recherche en matière de territoire, a souligné de son côté Jean-Noël Duc. La demande de soutien de l'Université a paru appropriée et en phase avec la volonté de la haute école de participer à la vie cantonale.

Martine Rahier a salué pour sa part le contrat de mécénat consenti par la BCN, qui s'exercera sans conditions. Selon elle, le nouveau cursus se présente comme un complément à la tentative d'approche globale instituée en 2008 lors de la création de l'institut interfacultaire d'analyse des processus sociaux.

Conseil d'Etat satisfait

Le conseiller d'Etat Philippe Gnaegi a souligné le caratère de partenariat public-privé de la convention signée jeudi. Selon lui, l'adoption du document ne signifie pas un désengagement proportionnel de l'Etat dans le subventionnement de l'université.

(ats)

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