Actualisé 16.08.2017 à 08:02

Tennis - US Open

L'US Open aux règles à la sauce américaine

Le tournoi du Grand Chelem new-yorkais va avoir une saveur particulière cette année. Au menu: quelques nouvelles directives destinées à accélérer le jeu.

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rca
Rafael Nadal est connu pour étirer le temps entre deux points.

Rafael Nadal est connu pour étirer le temps entre deux points.

Keystone/AP/Paul Chiasson

Ce n'est pas forcément une nouveauté (le New York Times l'avait évoqué au début du mois de juillet déjà), mais il convient de le rappeler à une dizaine de jours du début de l'US Open. Cette année, chez les juniors, les qualifications et les tournois «annexes», les joueurs devront se dépêcher un peu entre les points et pendant l'échauffement. Ils pourront également recevoir des conseils de leur coach à certaines occasions, mettant ainsi un terme à une hypocrisie qui régnait depuis longtemps sur les courts.

Cela ressemblera presque à la NBA, où un chronomètre oblige les équipes à shooter après 24 secondes de possession de balle. Au tennis, les joueurs auront 25 secondes pour servir et ce temps sera décompté par une petite horloge au bord des courts. Le but? Que les matches soient rythmés et que ceux-ci aient une certaine uniformité. Car si des joueurs comme Roger Federer enchaînent rapidement entre les points, les Rafael Nadal et autres Andy Murray ne se privent pas, certaines fois, de dépasser allégrement les 35 secondes.

Coaching toléré

Ce chronomètre servira également pour certains autres moments qui peuvent paraître comme des heures aux téléspectateurs: l'échauffement d'avant-rencontre, les temps-morts médicaux et les pauses entres les sets, destinées aux changements d'équipements, ainsi qu'aux passages par la case toilettes. Les quelques échanges d'entraînement seront notamment limités à une durée de cinq minutes. Ce sont les annonceurs qui vont être contents!

La règle des 25 secondes entre les échanges est en vigueur depuis quelques temps déjà sur l'ATP Tour. Elle descend même à 20 secondes sur les quatre tournois du Grand Chelem. Mais dans les faits, elle n'est que trop rarement appliquée par les arbitres et respectée par les joueurs. Le système du chronomètre, testé aux Etats-Unis depuis une année sur les circuits juniors et universitaires, sera entièrement entre les mains de l'arbitre de chaise, qui décidera lui-même quand déclencher le compte à rebours.

Une autre décision va quelque peu modifier une hypocrisie qui tendait à se répandre sur les stades de tennis. Le coaching, jusqu'ici censé être interdit et qui pouvait donner lieu à des pénalités, va être toléré. Si un entraîneur pouvait entrer sur le court pour donner des indications à sa joueuse sur quelques étapes du WTA Tour, ce sera une nouveauté chez ces messieurs. Les coaches auront le droit à tout moment de glisser un conseil à leur poulain, pour autant que les directives viennent de la «players box» officielle.

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