Genève: L'Usine scandalisée par les «mensonges» de Poggia

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GenèveL'Usine scandalisée par les «mensonges» de Poggia

Le centre culturel réfute toute complicité dans le trafic de drogue aux abords de son bâtiment, contrairement à ce qu'a récemment affirmé le conseiller d'État.

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L'Usine, à la place des Volontaires, en ville de Genève.

L'Usine, à la place des Volontaires, en ville de Genève.

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L'Usine offrirait des protections aux revendeurs de stupéfiants, selon le conseiller d'État chargé de la sécurité, Mauro Poggia. Dans une interview à la «Tribune de Genève», lundi dernier, le magistrat MCG assurait que «des portes de traverse restent ouvertes et permettent aux dealers de se réfugier dans l'établissement». Dans «Le Courrier» de ce jour, des responsables du centre autogéré démentent ces allégations jugées absurdes, scandaleuses et mensongères.

Le public n'a pas accès à ces portes de traverse, indiquent-ils: «Nous sommes très peu à avoir les clés du lieu et à pouvoir nous y déplacer librement. Si un vendeur est surpris, il est immédiatement chassé. Cette accusation ne tient pas la route.» L'Usine se dit strictement opposée à la vente et à la consommation de drogues. Pour ces motifs, elle affirme avoir interdit l'accès à ses locaux à de nombreuses personnes. Le centre culturel, qui accuse la police d'agressivité et d'abus dans ses interventions, précise enfin avoir pris rendez-vous avec les autorités pour tenter de renouer le dialogue et freiner les tensions.

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