Actualisé 13.07.2012 à 06:54

Expérience éducativeLa 3D débarque dans les écoles primaires

En France, des élèves vont suivre des cours en relief. Des études pointent les bénéfices et les dangers de la 3D chez les jeunes.

de
Emmanuel Coissy
Dès septembre, le taux de binoclards atteindra 100% dans quatre établissements scolaires français.

Dès septembre, le taux de binoclards atteindra 100% dans quatre établissements scolaires français.

Le grand frisson d'une image qui jaillit de l'écran ne sera bientôt plus du seul ressort des salles obscures et autres petits écrans. Des classes scolaires leur emboîtent le pas. A Cannes, les écoliers (5 à 10 ans) de quatre établissements primaires trouveront des lunettes 3D sur leurs pupitres à la rentrée.

Cet accessoire leur permettra de suivre des cours de géographie et de sciences naturelles. Les profs se serviront dans une base de données comprenant 10 000 objets à projeter. Cette première en France sera un test avant une possible extension. L'objectif est de rendre l'apprentissage de ces matières plus attrayant. La société américaine EON Reality, qui fournit le logiciel aux Cannois, a mené une enquête qui détermine que les élèves seraient plus attentifs lors d'une leçon en 3D: 92% contre 46% pour un cours traditionnel. Des chiffres à prendre avec des pincettes.

En Suisse, les départements de l'instruction publique assurent qu'aucun projet de cette nature n'est à l'étude et semblent intrigués par l'expérience de nos voisins. Leur scepti­cisme est, par ailleurs, conforté par une étude qui vient de paraître dans la revue «Optometry and Vision Science». Elle recense les maux éprouvés par les jeunes à la suite du visionnage de films en relief: douleurs aux yeux, vue trouble ou double, étourdissements et vomissements. L'assistance d'une infirmière sera-t-elle nécessaire lors de ces cours du troisième type?

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